Voulzy - Souchon : Coeurs celtiques
Comme s'il réalisait un rêve de gosse : une escapade dans l'univers celte. Et pour ne pas rater ce rendez-vous lorientais tant attendu - par l'artiste et le public -, Laurent Voulzy s'est entouré, hier soir, de Dan ar Braz et Alan Stivell. Sans oublier, bien évidemment, Alain Souchon, son complice de toujours, venu en voisin.
Drôle d'endroit pour une rencontre. Le duo le plus célèbre de la chanson française se retrouve au son des bombardes et des cornemuses, à Lorient. Alain Souchon a rendez-vous avec le bagad de Lann-Bihoué pour répéter son succès du même nom qu'il interprétera ce soir, à l'occasion du 55 e anniversaire de l'ensemble. De son côté, Laurent Voulzy doit retrouver le pipe-band de Kintyre pour préparer l'une des surprises de la soirée lorientaise : la reprise du tube de Paul Mac Cartney... Mais auparavant, il est venu glisser une oreille afin de s'assurer de la qualité des arrangements de sa mélodie, composée en 1978. « C'est émouvant de concrétiser un rêve », confie Alain Souchon. Détendu et heureux à l'idée de se plonger dans l'ambiance festivalière à la demande du célèbre bagad et de son ami de trente ans, il a accepté de quitter sa retraite estivale de La Trinité-sur-Mer. « Quand Laurent m'appelle, je viens avec plaisir ».
Grand oral celtique
Voilà comment se monte, en toute simplicité, un concert unique. Malgré le succès, le Pierrot lunaire à la crinière ébouriffée et l'éternel adolescent en jeans et baskets blanches ont conservé leurs facultés d'étonnement. « J'espérais me rendre au festival interceltique en simple spectateur, et me voilà invité. » Alors, Laurent Voulzy a décidé d'offrir un éclat particulier à cette avant-dernière escale de sa tournée d'été avant de mettre le cap, demain, vers le Bout du Monde. « J'attendais avec impatience cette date », avoue-t-il. « C'est toujours particulier de chanter en Bretagne et en Guadeloupe. » Et comme il veut réussir son grand oral interceltique, le musicien méticuleux n'a rien laissé au hasard. Il a fait appel à Dan ar Braz et Alan Stivell qui ne s'étaient pas produits ensemble sur scène depuis des années. « Il avait accepté mon invitation, en 1994, lors d'un concert au Casino de Paris », rappelle le célèbre barde, tout heureux de participer à cette réunion musicale.
Tri Martolod et Belle-Ile-en-Mer
Et à la demande de leur hôte d'un soir, qui n'a pas hésité à débarquer la veille de son concert, ils ont répété tout une après-midi Belle-Ile-en-Mer et Tri Martolod. « C'est le souci du détail qui le protège. C'est pour cette raison qu'il n'a pas le tract avant d'entrer sur scène, mais il peut stresser pour des retards horaires », précise son manager. Le faux dilettante veut tout simplement être à la hauteur de l'événement. « Je suis amoureux de cette musique même si aujourd'hui, j'écoute beaucoup de chants médiévaux. Je suis fait de toutes les musiques. »


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