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Zoo de Trégomeur : La renaissance

Le zoo parc de Trégomeur ouvrira ses portes samedi. Plus de trois années d’études et de travaux auront été nécessaires pour faire renaître le zoo qui avait vu le jour dans les années 60, mais s’était mis en sommeil à l’aube de l’an 2000. Le prince charmant qui a souhaité réveiller le parc n’est autre que le conseil général des Côtes-d’Armor. Il entend faire de ce nouvel équipement, un site phare du tourisme en Côtes-d’Armor, mais également un lieu de référence en matière zoologique. En ce sens, le département a confié les clés du parc à Olivier de Lorgeril, qui a déjà porté le zoo de La Bourbansais vers les sommets. Un thème a été retenu : l’Asie. 150 animaux représentant les différentes espèces de ce continent sont déjà sur place dans un décor particulièrement soigné par l’architecte paysager, Thierry Huau. Car si le parc se veut zoologique, il sera aussi végétal.

Cela fait quinze ans qu'un zoo n'avait pas été créé en France. Thierry Huau, architecte paysager, s'est donc attaqué à un vrai défi, à Trégomeur : conjuguer avec bonheur les vertus d'un parc animalier et celles d'un parc botanique et paysager. L'homme ne manque pas de références. Thierry Huau a travaillé pendant dix ans à la renaissance des jardins de Beyrouth. Il assure les fonctions de conseiller auprès de grands parcs de vacances depuis quinze ans. Par ailleurs, ce Normand, qui a effectué un détour en Bretagne à l'école de Saint-Ilan, revient du Vietnam où on lui a confié la rénovation des jardins coloniaux. La préservation des espaces verts de Tananarive ou la conception du futur Terra Botanica, parc géant (100 M € d'investissements) en Anjou, occupent également une part importante de ses travaux.

Tout à imaginer

Et pourtant,, Thierry Huau avoue qu'il manquait de repères quand il s'est retrouvé face au chantier costarmoricain. « Je me suis tout de suite entouré d'un cabinet d'architectes conseils et, bien entendu, j'ai travaillé en lien étroit avec le futur exploitant, Olivier De Lorgeril. Compte tenu de son expérience au zoo de La Bourbansais et de son savoir-faire, cette collaboration était précieuse, vu qu'on n'avait pas construit de zoo depuis longtemps en France ». Sachant aussi, qu'un zoo, aujourd'hui, est avant tout un lieu de préservation des espèces : « Un vrai drame sur la planète. Certaines espèces, comme les lémuriens de Madagascar, risquent de disparaître, ne pouvant plus vivre dans leur milieu naturel ». Quoi qu'il en soit, il y a quatre ans, Thierry Huau commence par repenser totalement le projet : « Plutôt que de reprendre le zoo dans son état, j'ai voulu retrouver l'esprit d'une balade au fil de l'eau, le long de l'Ic ». Pas question donc de conserver les deux niveaux de pente : « Trop difficiles d'accès pour les personnes à mobilité réduite et les familles ». Quant au thème, ce sera l'Asie : « Je savais que les missionnaires et explorateurs bretons, dont le Costarmoricain Auguste Pavie, avaient ramené nombre de plantes de ces contrées. Ce vallon avec, par exemple, ses arbres à papillons ou à mouchoirs du père David, portait les germes d'un terroir de ce type et donc une dynamique naturelle. Le lien entre les civilisations européenne et asiatique m'est apparu évident au travers du végétal et des animaux ».

Comme un bon vin

Ces animaux vivront dans un large espace. Les visiteurs pourront s'en approcher, de près ou de loin, assez naturellement, selon les espèces et les saisons et un cheminement très étudié. « C'est comme un bon vin. Il faudra du temps pour que ce zoo parvienne à maturité. Les visiteurs devront être indulgents, le temps que la végétation s'étoffe, mais aussi que les animaux s'adaptent à leur environnement », souligne Thierry Huau. Le but étant de susciter, chez le public, l'envie de revenir afin de mieux comprendre l'histoire des animaux de les connaître, au gré des naissances et des saisons. Bref, de participer à l'aventure d'un zoo où les bêtes ne sont pas parquées mais peuvent vivre autant que possible leur vie d'animal, tout en assurant la survie de leur espèce.

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Pratique

Une rizière et une ferme Vietnamienne.
Durant la promenade, les visiteurs pourront traverser une rizière, se promener au milieu d’une brouseraie ou parmi les palmiers de l’Himalaya. Une mini-ferme vietnamienne a été aménagée, ainsi qu’un restaurant à l’architecture indonésienne. L’environnement végétal et architectural a été conçu pour immerger le visiteur dans l’ambiance asiatique.

Quelques chiffres
Trois hectares de pelouses et d’espaces de fleurs ont été semés. 3.000 plantes asiatiques, 2.000 bambous, 2.500 plantes grimpantes, 500 arbustes et 2.500 arbres ont été plantés. Six kilomètres de sentiers découverte, 300 mètres de passerelles en bois suspendues ont été aménagés. Le coût total du projet s’élève à 7,6 millions d’euros, dont six millions pour les travaux d’aménagement.

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En ligne 312 visiteurs / 0 membre - Mis à jour le samedi 6 septembre 2008

Crédits : Réalisation Le Studio T sous eZ publish
Photo (panoramique fond de page) : Christophe ALLAIN