Gérard de Nerval
Un grand talent, un érudit que la folie finit par abattre, après une vie de voyages à l'étranger et aussi à Champeau, Rennes et Vitré.
1833. De la Bretagne, Gérard Labrunie, dt Gérard de Nerval, ne connaît que la région de Champeaux, Rennes et Vitré. Il en aime la campagne à l'automne, quand les « grands arbres des montagnes se baignent dans des lointains violets... » De ce voyage en Argoat naît un roman-feuilleton, « Le Marquis de Fayolle ». On y raconte des histoires de Chouans.Les voyages, les « ailleurs » nourrissent l'?uvre romantique de Gérard de Nerval : l'Italie, l'Orient, l'Allemagne traduisent autant le désir de fuir des amours impossibles -« l'horrible réalité »- que sa sympathie pour des contrées dont il parle parfois la langue.
A la manière de Perros
Les vastes poches de sa redingote élimée débordent alors d'un monde de petits papiers où il écrit, d'une écriture fine et serrée, les idées qui viennent à lui au fil des longues promenades.
- Gérard est un érudit : « Jamais voûte mieux arrondie, plus noble et plus vaste ne fut préparée par la nature pour la pensée humaine », dit de lui Théophile Gautier, son ami, « et cependant les idées y bourdonnèrent si nombreuses, tant de connaissances et de systèmes s'y logèrent, tant de théologies, de philosophies et d'esthétiques y prirent place, que ce panthéon devint un capharnaüm et que la coupole se fêla. »
La folie veille
En 1841, sa raison se déchire une première fois. Un trouble grave apparaît que ne cache plus son exaltation habituelle. Les bizarreries se multiplient, des soins deviennent nécessaires.
Aux premières lueurs de l'aube, le 26 janvier 1855, on le retrouve pendu aux grilles d'un soupirail, un corbeau noir auprès de lui qui semble croasser comme celui d'Edgar Poe : Never ! Oh ! Never More...
Autres articles sur : Littérature
Pratique
Les dates clés
1808 : naissance à Paris
1820 : traduction du Faust de Goethe, rencontre avec Théophile Gautier.
1828 : contact avec le cénacle romantique, dont Victor Hugo
1830 : participe à la bataille d'Hernani
1841 : première crise de folie
1842 : voyage en Orient
1846 : travaille à la Damnation de Faust, de Berlioz
1852-1854 : Les Illuminés, Les Chimères, Les Filles du Feu
1855, 26 janvier : Gérard de Nerval se pend
1856 : publication posthume du Marquis de Fayolle.
Pour en savoir plus
- Site :http://www.poetes.com/nerval
http://www.franceweb.fr/poesie/nerval2.htm
-A lire : "La chimère, tombeau de Nerval", de Marc Froment-Meurice (Ed. Belin-2001).
"Gérard de Nerval ou la dévotion à l'imaginaire", de Michel Collot (PUF-1992)
- A voir : Vitré (35).







Commentaires pour Gérard de Nerval