Max Jacob inspiré par la religion
Ecrivain et poète, le Quimpérois Max Jacob (1876-1944) s'est consacré à la peinture dès l'âge de 23 ans. Son refus de se prendre au sérieux sa conversion au catholicisme, sa fantaisie, sa fin tragique à Drancy ont fondé un mythe qui occulte une réflexion sur l'art, la symbolique universelle, pourtant à la source de son œuvre.
Fils d’un tailleur établi à Quimper, Max Jacob abandonne des études à l’Ecole coloniale de Paris au profit de la critique d’art. Il rencontre alors Picasso, en 1901. Le peintre catalan habitera chez lui à partir de 1902 et jusqu’en 1907.
Poète et peintre
Il est ainsi le témoin privilégié de la naissance du cubisme et notamment de la création des "Demoiselles d’Avignon ». Il se lie également avec Juan Gris, Apollinaire, Braque, Cocteau, Modigliani... Après des contes pour enfants, il entreprend de réinventer la poésie en prose. Le célèbre « Cornet à dés » sera édité à compte d’auteur en 1917.
- Parallèlement, il mène une carrière de peintre et expose régulièrement ses gouaches, dont la vente lui procure de quoi subvenir à ses besoins. Elles sont inspirées des paysages de Bretagne, de Paris ou du Val-de-Loire, mais aussi par les fresques romanes ou les scènes de cirque.
- Les sujets religieux occupent par ailleurs une grande place dans son œuvre. Issu d’une famille juive, il se convertit au catholicisme en 1910. Il va jusqu’à se retirer à l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire pour méditer, de 1921 à 1928, puis à nouveau, à partir de 1935 et jusqu’à sa mort, au camp de Drancy, en 1944, d’une pneumonie.
Techniques de peinture à l’eau et à l’huile
Dans les années 30, quand il revenait en Bretagne, il séjournait chez un ami peintre à Ploaré ou à la pension Ty-Mad de Tréboul. Depuis la mort de sa mère, il était en effet en mauvais termes avec ses frères et sœurs et ne s’arrêtait plus à Quimper. Le peintre mélangeait la technique de la peinture à l’huile avec celle de la peinture à l’eau, mais aussi des cendres de cigarettes ou des produits alimentaires.
Ce qui fait que ses œuvres sont souvent en très mauvais état.
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En savoir plus
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A lire : "Le Cornet à dés", de Max Jacob, 1999 (Gallimard).
"Derniers poèmes en ver et en prose", de Max Jacob, préfacé par J.-M. G. Le clézio, 1982 (Gallimard).
Catalogue de l'exposition de 1994 : "Max Jacob et Picasso", d'Hélène Seckel, 2000, Musée de Quimper (coédité avec la Réunion des Musées nationaux).
Revue Pays de Quimper, N° 6 : "Spécial Max Jacob" (éditions Cap Caval). - Musée des Beaux-Arts, 40, place Saint- Corentin, 29000 Quimper, tél. 02.98.95.45.20. Horaires d'ouverture : tous les jours, de 10 h à 19 h.
- Site : http://www.quimper.fr.
Le musée dispose d'un fonds Max Jacob constitué dès 1949, cinq années après la mort du peintre.




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