Hoalen. Leur griffe ne manque pas de sel
Des fringues « surfwear ». Un nom, Hoalen, qui signifie « sel » en breton. Un logo en forme d'algue. Les créateurs : deux copains, originaires de Plouguerneau, qui « aiment jouer avec l'eau ».
L'histoire de Hoalen débute à Plouguerneau. Cette marque a d'abord pris forme dans la tête d'Eric Cantineau, 38 ans, petit-fils de goémonier et « waterman » (traduisez, joueur d'eau). Après avoir bourlingué dans le monde entier (Mexique, Corée du Sud, Afrique du Sud et Italie) pour des raisons professionnelles, il décide de revenir en famille sur ses terres d'origines.
« Un esprit différent »
C'est dans les Abers qu'il croise la route de Gérald Pelleau, 34 ans, un Brestois et surtout l'un des meilleurs windsurfeurs français. Lui aussi est un « waterman aguerri ». « Eric a eu l'idée de créer une marque surfwear qui s'inspire des sports de houle, principalement le longboard mais aussi le paddleboard, le windsurf et la course au large. Hoalen s'adresse à des hommes et des femmes, entre 30 et 45 ans, qui s'identifient à la culture surf », explique Gérald Pelleau. Les deux hommes s'associent et embarquent dans l'aventure, huit investisseurs en Europe, aux Etats-Unis et en Australie. « Hoalen, c'est un esprit différent ». Sous-entendu, les fringues made in Plouguerneau n'auront pas grand-chose à voir avec les autres marques comme Kanabeach, Breizh Punisher's ou encore Soöruz et A l'Aise Breizh.
Ambassadeurs locaux
« Nos vêtements se veulent confortables et de qualité pour l'avant et l'après surf. Hoalen s'inspire de sa région d'origine, la Bretagne, de sa culture forte et authentique, de sa population d'hommes de mer ». Les ambassadeurs de la marque ne sont pas des stars mais des locaux, qui adhèrent à l'esprit Hoalen, à savoir la championne olympique de planche à voile Faustine Merret, le maître-surfeur de La Torche Ronan Chatain ou encore Jacques Caraës, le marin des Abers.
50 à 60 modèles en 2008
Après deux ans de travail, la première collection automne-hiver a été présentée lors du Salon nautique de Paris. « On veut se faire connaître avec nos 23 premiers modèles, mais à l'été 2008, nous en présenterons 50 ou 60 ». Des pantalons, des chemises, des tee-shirts, des blousons, des shorts de plage, etc - ndlr : les prix vont de 30 à 120 euros - qui seront distribués dans une cinquantaine de surfshops français. Si le siège de la société est basé à Plouguerneau, la confection se fera, elle, à l'étranger, en Bulgarie, en Chine et en Inde. « Nous nous lançons sur un marché très concurrentiel où il est très difficile de se démarquer. Entre un succès et un bouillon, parfois, ça ne tient pas à grand-chose ». A une pincée de Hoalen ?
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Après deux ans de travail, Eric Cantineau (à gauche) et Gérald Pelleau ont présenté la première collection automne-hiver de leur marque de vêtements, lors du Salon nautique de Paris. (Photo Jean Le Borgne)







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