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Quatre Bretons sur cinq sont citadins

Plus qu'ailleurs, la limite entre la ville et sa périphérie reste floue dans l'esprit des Bretons qui naviguent du centre-ville à sa banlieue quotidiennement. 

De nombreux Bretons dépendent du pôle urbain pour leur emploi mais habitent en périphérie pour bénéficier d’un foncier accessible ou d’un meilleur cadre de vie. Les pratiques urbaines et rurales deviennent si liées que certains parlent d’une situation de « multi-appartenance ».

Le traditionnel débat dissociant ou opposant les villes aux campagnes n’aurait alors plus véritablement de raison d’être.

Des petites villes

Toutefois, c’est oublier l’évolution très rapide du peuplement breton. Malgré leurs imperfections liées précisément à ces problèmes de limites, les statistiques montrent que la population urbaine de la Bretagne est passée de 33,6 % en 1954 à 57,3 % en 1990 puis 71,5 % en 1999. Le phénomène de polarisation est aujourd’hui en Bretagne plus rapide qu’ailleurs et l’on constate une hiérarchisation croissante dans la taille des villes.

La Bretagne est indiscutablement en train de perdre ce qui constituait une de ses originalités majeures : l’originalité de l’organisation de son peuplement, même si encore, aujourd'hui, la région compte un nombre plus important de petites et moyennes villes que d'autres régions.

Pour en savoir plus

  • Les données statistiques sur les villes bretonnes sont consultables sur le site de l'Insee : www.insee.fr.

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