Carnac : Au Patrimoine mondial de l'Unesco ?
Les menhirs de Carnac et les mégalithiques d'Etel dans le Golfe du Morbihan, seront proposés pour figurer au Patrimoine mondial de l'humanité en 2009. Yves Coppens, qui préside le comité scientifique de Carnac, a également annoncé, hier, que des archéologues s'installeront à demeure pour la poursuite des recherches.
Le comité scientifique de Carnac était réuni pour la première fois. C'était, hier, à la préfecture de Vannes, sous la présidence du paléon-anthropologue, Yves Coppens, qui a grandi entre ces menhirs dont l'érection remonte à 8.000 ans. Ses membres, tous spécialistes de la Préhistoire et représentants de l'administration, se retrouveront, en octobre prochain, pour donner suite à ces décisions.
Poursuite des recherches
La France veut voir Carnac au Patrimoine mondial de l'humanité. Les pays ne pouvant présenter qu'une demande par an, le dossier de Carnac ne pourra être examiné qu'en 2009, après les fortifications de Vauban, l'an prochain. Mais ce sera un Carnac élargi aux autres monuments mégalithiques environnants, de la ria d'Etel au Golfe du Morbihan, et qui ne sont pas non plus des moindres : Erdeven, Locmariaquer, Gavrinis, Le Petit Mont en presqu'île de Rhuys... Élément de poids : Yves Coppens a ses entrées à l'Unesco. « Je connais bien, dit-il, M. Bandarino qui est chargé de l'inscription des monuments. Malheureusement, il faut constater que, bien souvent ensuite, les financements manquent pour leur entretien ». Le célèbre paléonanthropologue vient de créer pour cela l'association « Vocation patrimoine ». Elle permettra de former, grâce à des fonds de mécénat et en collaboration avec une université restant à trouver, des conservateurs ayant pour mission, la protection et la mise en valeur du site. Parallèlement, le comité scientifique a décidé d'installer à Carnac une ou plusieurs équipes d'archéologues, auquels sera associée la conservatrice du musée. Aucune date n'est pour l'instant avancée. Mais la venue de ces spécialistes à demeure répond à l'objectif de relancer les recherches sur ce site prestigieux. Et aussi de le faire vivre. « Pour qu'un site soit vivant, il faut que la recherche y soit active », souligne Yves Coppens.
Finies les tensions sur le « Menhirland »
« Carnac, dans tous les cas, restera un site ouvert », indique le président du comité scientifique dont la placidité et la volonté d'ouverture devraient faire oublier la tension sur le « Menhirland ». « Je suis, dit-il, à l'écoute de tout organisme ayant des propositions à faire ». « Il faut réaliser la meilleure entente possible entre les gens », ajoute-t-il. Pour l'instant, rien n'est encore avancé sur les conditions d'accueil du public, sachant qu'une inscription à l'Unesco ne pourra qu'encourager la fréquentation. A l'exception d'études sur les moyens de préservation naturelle du sol, présentées à l'occasion de ce premier comité : lande ou pelouse.


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