Immobilier : Les parisiens arrivent
2004, 2005, 2006... Les années se suivent et se ressemblent dans les Côtes-d'Armor en ce qui concerne l'évolution soutenue des prix de l'immobilier. Selon l'analyse annuelle du marché par les notaires, le prix des maisons a encore augmenté de 12 % l'an passé, même si M e Henri Maurey, le président de la chambre départementale, parle « d'atterrissage en douceur ».
La tendance était déjà nette l'an passé, elle se confirme cette année. Dans le sud des Côtes-d'Armor, la part des Britanniques sur le volume des transactions immobilières diminue. Les Grands Bretons ne représentaient plus que 17,9 % des acquéreurs en 2006, contre 25,2 % des acquéreurs en 2002.
Des Franciliens dans le sud ou sur le littoral
Certes, on ne peut pas encore parler de désamour. Mais dans les Côtes-d'Armor, les acquéreurs venus de l'extérieur ont contribué à la hausse des prix de l'immobilier ces dernières années, et le phénomène n'est donc pas anecdotique pour les 102 notaires costarmoricains. Malgré tout, le marché reste très ouvert puisqu'en 2006, un acheteur sur deux venait d'un autre département ou de l'étranger ! Et parmi ces nouveaux venus, les habitants de la région parisienne constituent une part de plus en plus importante dans le sud des Côtes-d'Armor : 10,7 % en 2006, contre 4,2 % en 2002 (10 % des acquéreurs viennent aussi du Finistère, du Morbihan et de l'Ille-et-Vilaine). Les Franciliens sont aussi très présents sur la Côte d'Émeraude (26,80 %) ainsi que sur le littoral Goëlo-Côte de Granit Rose, cette fois parce que ce sont eux qui disposent des budgets les plus importants.
De plus 20 % à moins 1 %
Un littoral Goëlo-Côte de Granit Rose où les tarifs continuent de flamber : + 20,4 % en 2006 avec un prix moyen des transactions de 215.000 € ! En revanche, sur la Côte d'Émeraude, les prix ont tendance à se stabiliser (- 0,5 %). Derrière, on trouve le Pays de Dinan et Lamballe où le prix moyen est de 160.500 € (+ 10 %). « On a une population qui habite Broons ou Lamballe et qui prend le train le matin pour aller travailler à Rennes », commente Catherine Creach, de la chambre régionale des notaires. Dans la couronne briochine, les tarifs ont connu une hausse de 8 % pour un prix moyen de transaction de 159.400 €, notamment pour les maisons (+ 7,6 %). À Saint-Brieuc, en revanche, les prix se stabilisent (- 1 %) pour des transactions qui se montent en moyenne à 147.500 €. La préfecture reste abordable et concentre 38 % des transactions d'appartements anciens : il est vrai que, pour cette catégorie de logement, elle offre le prix au mètre carré le plus faible (1.234 €/m²). À l'inverse, Dinan reste la ville moyenne la plus chère (+ 10 % en 2006 et 1.713€/m²). Lannion a, elle, enregistré un léger recul de ses prix (-1,1 % et 1.363 €/m²). Rien à voir, cependant, avec le prix du mètre carré pour un appartement neuf à Perros-Guirec qui se monte à 3.053 € ! Mais pour ce type de produit, Erquy reste la commune la plus onéreuse des Côtes-d'Armor (3.208 € le m²).
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Quelques chiffres relevés par les notaires
Perros-Guirec est la commune la plus onéreuse pour les appartements anciens (3.053 €/m²), Saint-Brieuc la plus abordable (1.234 €/m²). Pour les appartements neufs, Erquy est la ville la plus chère (3.208 €/m²), Lanvallay la plus raisonnable (2.397 €/m²). Pour les maisons, Perros-Guirec est à nouveau la commune la plus onéreuse (274.000 € comme prix moyen), Rostrenen la plus abordable (71.000 €). Enfin, si à Plélan-le-Petit, le prix du mètre carré du terrain à bâtir n'est que de 18 €, il est en revanche de 91,5 € à Erquy !
L'immobilier dans les Côtes d'Armor avec immo-ouest.com






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