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Le marché de l’immobilier n’a pas attendu la remontée des taux d’intérêt pour amorcer son ralentissement. Mais le renchérissement du coût du crédit oblige les acheteurs à se montrer plus prudents et les vendeurs à se montrer moins gourmands. C’est en gros ce qui ressort d’un rapide sondage auprès de quelques agences immobilières bretonnes. Mais les avis sont nuancés.

Agences immobilières.

Prix et demande se stabilisent

« Depuis quelques mois, les négociations sont devenues plus difficiles. Les acheteurs prennent le temps. Ils ont davantage le  choix. La hausse des taux oblige les vendeurs à se monter plus sages », constate un négociateur de l’agence Century 21 de Rennes. Il remarque une stagnation des prix, voire une baisse dans certains quartiers de la ville.

Le marché assaini
Cette analyse est en partie partagée par Michel Monfort, qui dirige, à Lorient, l’agence Lamy. D’après lui, l’impact de la hausse du coût du crédit est réel depuis deux à trois mois. Les prix et la demande ont tendance à se stabiliser. « Le marché ne pouvait pas exploser comme cela indéfiniment, d’autant que la Bourse ne se porte pas trop mal. Cela va peut-être assainir le marché »,note le professionnel lorientais.
Paul Guermeur, négociateur à l’agence brestoise Century 21, pense que la hausse des taux d’intérêt peut jouer dans le cas où les prix de vente sont largement surestimés.
« Les jours derniers, j’ai eu quatre cas de vendeurs dont les biens étaient en vente depuis plusieurs mois qui ont accepté de baisser leur prix, après de longues négociations».

La hausse des taux amortie par l’inflation
Pour Philippe Guegan, patron de Guegan immobilier, agence implantée à Saint-Brieuc, il ne faut pas exagérer l’impact du  renchérissement du coût du crédit sur le marché de l’immobilier. Les taux d’intérêt restent bas et leur hausse est partiellement  amortie par l’inflation.
« La hausse des prix de l’immobilier s’est ralentie car les acquéreurs veulent acheter au juste prix. Ils réagissent en fonction d’un contexte économique général. Je parlerai donc plutôt d’un réajustement en douceur du marché immobilier », souligne Philippe Guegan.

La clientèle britannique pénalisée
En revanche, il estime que la hausse des taux d’intérêt est plus pénalisante pour la clientèle britannique qui emprunte à taux variables. Un marché britannique qui, selon lui, s’est écroulé avec la flambée des prix de l’immobilier en Bretagne. « Ils ont beaucoup acheté en Bretagne mais, aujourd’hui, ils ont d’autres opportunités, notamment en Croatie ou en Roumanie ».

Selon Marc Montéran, qui dirige l’agence Guy Hocquet L’immobilier à Vannes, « la hausse des  taux d’intérêt ne change pas drastiquement la face du monde » et n’influe pas sur le comportement  des acquéreurs. « Les gens étaient conscients qu’on avait atteint des taux très bas. C’était une donnée qui était prévue et  qu’ils acceptent. Quand ils viennent nous voir, ils ont déjà vu leur banquier ».

par Frédérique Le Gall

Le marché

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En ligne 568 visiteurs / 0 membre - Mis à jour le vendredi 3 septembre 2010

Crédits : Réalisation Le Studio T sous eZ publish

Photo (panoramique fond de page) : Photographe Christophe ALLAIN