Liée à des fêtes de famille ou de village, la danse est toujours aussi prisée par les Bretons. On forme alors de grandes chaînes où tout le monde trouve sa place.
En Bretagne, autrefois, on dansait pour les noces et pour les fêtes de village.
Les fest-noz (fête de la nuit) ou les fest-deiz (fête dujour) qui fleurissent en Bretagne ces dernières années séduisent des milliers de danseurs, dont beaucoup de jeunes, réunis en un même élan dans une grande farandole aux pas bien distincts.
Sonneurs et chanteurs jouent gavottes, an dro, hanter dro, laridé, plinns, jiggs (danse écossaise) et scottisch (danse irlandaise) au cours de passages successifs sur la scène. Si les danses écossaises et irlandaises sont surtout faites pour être regardées, les danses bretonnes, elles, ressemblent à de grandes chaînes où tout le monde peut participer.
Quelques pas de danse...
La gavotte est la danse admettant le plus de variantes d'un terroir à l'autre; le déplacement majeur des danseurs se fait sur un plan horizontal : en d'autres termes, en dansant la gavotte, on fait du chemin (on court même parfois quand les chanteurs ou les sonneurs prennent le mors aux dents). L'interprétation d'une gavotte doit donc inciter les danseurs à avancer, le chant doit les tirer.
Plinn et fisel : les deux danses se rejoignent souvent. Le déplacement des danseurs durant ces danses s'effectue sur un plan vertical (petits sauts). Contrairement à la gavotte, la progression des danseurs durant un plinn ou un fisel est minime. Pour inciter les danseurs à sauter, le chant doit être plus nerveux et marqué. Le texte sera plus articulé, plus scandé. La note finale est tenue moins longtemps que pour la gavotte.