La généalogie, aperçu historique.
- La généalogie s’élabore aux XVIIe et XVIIIe siècles. A ces débuts, les meilleurs auteurs sont Français, avec notamment le père Claude-François Ménestrier et Jean Le Laboureur. Ils sont également quelques-uns à s’illustrer à l’étranger : Rittershausen en Allemagne, Duglade en Angleterre et, surtout, en Espagne, Jérôme de Sisa.
Puis en France la généalogie dévie de sa voie scientifique pour ne plus se cantonner qu’aux confirmations de noblesse. Se contentant de vérifier les preuves de noblesse, le généalogiste se limite aux familles nobles. C’est le temps des d’Hozier et des Chérin. La généalogie est devenue le fait de spécialistes. Cependant ces derniers sont peu scrupuleux et vendent des ascendances flatteuses mais par toujours légitimes.
- La famille d’Hozier est certainement la plus connue des dynasties de généalogistes de l’Ancien Régime. Ainsi, à la charge de Juges d’armes se succéderont Pierre (1592-1660), son fils Charles-René (1640-1732), Louis-Pierre (1685-1767), neveu, son fils Antoine-Marie (1721-1810) et Ambroise-Louis (1764-1830). L’autre famille de généalogiste des ordres du roi est celle des Chérin, avec Vernard (1718-1785), et son fils Louis-Nicolas-Henri (1762-1799).
Dans les années 80, la généalogie va progressivement se démocratiser. Elle va ainsi toucher un nombre croissant de concitoyens. Rechercher des ascendances flatteuses n’est désormais plus l’objectif, tous les ancêtres retrouvés ont leur intérêt propre.
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