
Les communes ont été organisées par le décret du 14 décembre 1789. Chacune des 36.000 communes françaises possèdent donc ses archives propres. Ces archives comprennent à la fois des archives appartenant en propre à la collectivité et des archives d’État, dont la commune est dépositaire. Cependant, en matière d’archives municipales, la diversité est réelle.
Dans un premier temps, il convient de distinguer les communes de plus de 2.000 habitants de celles de moins de 2.000 habitants. En effet, la loi du 21 décembre 1970 oblige ces dernières à verser aux Archives Départementales leurs archives. Ainsi, ces communes ne possèdent plus que l’état civil de moins de cent ans.
Pour les communes de plus de 2.000 habitants, la diversité est tout aussi réelle. Si elles possèdent toutes les registres d’état civil (jusqu’en 1792), elles conservent souvent les registres paroissiaux. Les autres archives sont parfois au grenier, souvent aux Archives du département.
Les véritables dépôts d’archives conservent généralement la totalité des archives de la commune. Par simplification, le cadre de classement est identique pour tous les dépôts communaux de France. Ainsi la cotation des documents anciens se fait par des doubles lettres et celle des documents contemporains par des lettres simples.
Ces séries sont classées suivant un système de double lettre dont voici l’économie :
Ces séries sont classées suivant un système de simple lettre dont voici l’économie.
Cette modification n’est cependant valable que pour les services communaux d’archives qui ont adopté le classement continu selon la suite chronologique.