
Né à Carnac (56), Guillevic reste un très grand poète.
1942. C'est vers l'action que le poète aux mains nues mais à la vue immense est entraîné. Sous le pseudo de Serpières, Guillevic livre ses rimes à "l'Honneur des poètes", recueil de poésies collecté par Eluard et qui rassemble ceux qui disent non aux occupants allemands : Vercors, Aragon, Tardieu, Desnos...
Cette année-là, Guillevic, poète tardif, publie aussi son premier livre : « Terraqué ». Aujourd'hui traduite dans quarante langues et soixante pays, la poésie de Guillevic creuse un double sillon dans son engagement aux côtés du Parti communiste (1942-1980) et dans la terre bretonne, à laquelle il demeure fidèle.
L'ennemi pour Guillevic, c'est la mort -omniprésente dans son ?uvre- et ceux qui la donnent. Pas question alors de capituler, et, pour se battre, il y a les mots qu'avec obstination Guillevic déroule en hommage aux êtres, à la terre et ses choses.
Cette réalité dont jamais il ne s'affranchit, pour toujours plus de poésie terrestre et humaine.
Les dates clés
1907, 5 août : naissance à Carnac
1909 : suit son père gendarme dans le Nord
1942 : Terraqué
1947 : Exécutoire
1952 : Terre à bonheur
1961 : Carnac
1976 : Grand Prix de poésie de l'Académie française
1984 : Grand prix national de la poésie
1989 : Art poétique
1997, 19 mars : meurt à Paris.
Pour en savoir plus
- Sur internet : de Baudelaire à Guillevic,
http://www.lecture.org/Actes/AL55/AL55P17.html
- Alire : Guillevic et sa Bretagne, de Maria Lopo, PUR (2004)
Le cri du chat-huant chez Guillevic, de Bernard Fournier (éd. L'Harmattan-2002).
- A voir : Carnac (56).