
Originaire de Fougères, Jean Guéhenno est un petit ouvrier qui finit académicien. Et meurt à Port-Blanc (22).
1961. Petit ouvrier breton accueilli sous la Coupole, Jean Guéhenno s'est toujours méfié des consécrations.
Enfant, il craint que le bac ne le coupe de ses racines. Normale Sup', agrégation, Académie française ne lui font pourtant tourner ni la tête ni le dos à son petit monde.
Il reste tout simple : « La plus grande et la plus émouvante histoire serait l'histoire des hommes sans histoire, des hommes sans papiers, mais elle est impossible à écrire », regrette-t-il dans "Changer la vie", l'une des deux ?uvres -avec Journal d'un hommede 40 ans (1934)- qu'il consacre à son enfance bretonne. Humaniste, il a bien entendu le message de Jaurès, venu soutenir à Fougères la grande grève de 1906. Depuis, Guéhenno est un homme engagé qui manie la culture du peuple comme d'autres les Kalachnikov.
C'est là que désormais Jean Guéhenno repose.
Les dates clés
1890, 25 mars : naissance à Fougères
1939 : rejoint la Résistance
1929-1936 : dirige la revue Europe
1945 : rejoint Le Figaro
1961 : Changer la vie, Mon enfance, Ma jeunesse
1962 : élu à l'Académie Française
1964 : Ce que je crois
1971 : Carnets du vieil écrivain
1977 : chroniqueur au Monde
1978 : mort à Paris.
Pour en savoir plus
- Sur Internet :http://www.ot-fougeres.fr/guehenno.htm
www.academie-francaise.fr/immortels/discours_reception/decaux.html
Des oeuvres en ligne: http://gallica.bnf.fr
- A lire : De Jules Vallès à Jean Guéhenno, petits portraits d'écrivains socialistes ou progressistes (1969-éd. de La Dryade); Gide et Guéhenno polémiquent, de Phocas P (PUR-1998).
- A voir : Port-Blanc et Les Sept-Iles (22).