
Inspiré par les lumières de Bretagne, le poète consacre plusieurs oeuvres à la péninsule.
1893. Heredia nourrit les paradoxes. C'est en alexandrins et en précieux sonnets que ce Cubain de naissance, hispanisant par son père, choisit de s'exprimer dans la langue de Molière. Un français flamboyant à la métrique parnassienne impeccable.
« Les Trophées » (1893) sont, à l'image de José Maria, descendant de Conquistador, flambeur des cercles de jeux et bel esprit jouant de l'exotisme dans les salons parisiens : très peu naturels.
Tout est explosion de couleurs opposées, tout tend vers une flambloyance d'un autre âge : « La terre des vieux clans, des nains et des démons, Ami, te garde encor, sur le granit des monts, l'homme immobile auprès de l'immuable chose » (« Bretagne »). Lorsque Heredia côtoie les guerriers celtes, les sonnets surfent sur les clichés d'une Bretagne antique, peuplée de bergers chevelus.
A moitié Cubain, faux Américain mais vrai ami des Bretons ? Heredia apprécie à la vue de ces pâtres attardés le reflet d'une différence qui est aussi la sienne.
Les dates clés
1842, 22 novembre : naissance à Cuba
1859 : s'installe en France
1862-1865 : Ecoles des Chartes, premiers vers
1866 : collabora au parnasse contemporain de Leconte de Lisle
1893 : publie Les Trophées (118 sonnets)
1894 : entre à l'Académie française
1896 : Le Salut à l'Empereur
1901 : Conservateur de la bibliothèque de l'Arsenal
1905, 2 octobre : meurt à Houdan.
Pour en savoir plus
- Sur internet : Portrait : www.freewebs.com/provinciales/h01/ljh0128.html
http://www.academie-francaise.fr/immortels/base/academiciens/fiche.asp?param=477
Oeuvres en ligne : http://gallica.bnf.fr
- A lire : L'héritage espagnol, de José Maria de Heredia, de Simone Szertics (éd. Klincksiek -2000).
- A voir : l'île de Batz (29).