
Déjà en 1888, Paul Gauguin et Emile Bernard inventent à Pont-Aven le synthétisme, première étape de l'art moderne. Preuve que la Bretagne et la peinture savent nouer une relation privilégiée.
Vers 1800, alors que l'art néo-classique est à son apogée, les regards se détournent de l'histoire grecque et romaine et se portent vers le nord de l'Europe. Plus précisément en Bretagne, que Chateaubriand sacre terre du romantisme. Sur ses pas s'engouffre une cohorte d'artistes en mal d'embruns et de landes rougeoyantes. Le XIXe siècle est favorable à la création en terre bretonne.
Au musée des Beaux-Arts de Quimper, l'histoire de la peinture bretonne n'a plus de secret : "Au milieu du siècle, l'histoire nationale et le Moyen Age passionnent les artistes qui s'intéressent aussi aux paysages des campagnes françaises et au monde paysan. Par sa configuration, la péninsule armoricaine semble encore préservée pour quelque temps de l'uniformisation due à la révolution industrielle.
Les peintures inspirées par la Bretagne deviennent de plus en plus nombreuses chaque année aux salons parisiens.