
La Tourangèle Elisabeth Sonrel (1874-1953) fut elle aussi conquise par les décors offerts par cette petite bourgade du centre-Bretagne, Le Faouët, de plus en plus prisée par les artistes, peintres et photographes.
Ce dessin aquarellé, rehaussé de gouache, dévoile des habitants de la commune sur le muret de la place plantée, bordant les magnifiques halles du XVIe siècle. Ce lieu, situé en plein coeur de la petite cité, aura également inspiré plus d'un artiste de passage séduit par cette ambiance si particulière et si propre au Faouët.
Travaillant surtout à l'aquarelle et à la gouache, elle y trouve de nombreux modèles, notamment auprès des jeunes filles de la région. Bien que « trop souvent sales, les Bretons sont, dit-elle, généralement sympathiques, honnêtes, confiants et n'ont pas l'attitude hostile de la plupart des paysans du reste de la France... ».
Elisabeth Sonrel réalisera plusieurs oeuvres au Faouët, avant de se faire construire une villa à La Baule dans les années trente.