
Le plus connu des pré-impressionnistes, Eugène Boudin (1824-1898), fera de la Bretagne son inspiratrice régulière. Place atypique dans son œuvre, " Un grain", datant de 1886, reçoit dès le début le succès escompté. L’Etat l’achète et le livre alors au musée des Jacobins.
Renommé pour être le grand maître des paysages marins, Eugène Boudin a fait couler beaucoup d'encre et de peinture en regardant la grande Bleue. Petit, il s'embarqua en tant que mousse sur des navires parcourant régulièrement le chemin du Havre aux Antilles.
Touriste avant l'heure, partant à la découverte de nouvelles régions, Eugène Boudin ne pouvait manquer de rencontrer la Bretagne. A la fin de sa vie, la frénésie bretonne rappelle son bon souvenir à cette âme d'artiste et à ces pinceaux qui ont su la rendre belle.
"Un grain", huile sur toile de 1886, est d'un grand format inhabituel chez ce peintre (hauteur : 1,17 m; largeur : 1,60 m). Délaissant les paysages apaisés qui lui sont chers, il présente dans ce tableau une nature grandiose à l'aspect fantastique et ténébreux.
Au musée de Morlaix, la toile ne passe pas inaperçue : un mur à elle toute seule ! Le musée des Beaux-Arts de Montréal possède une version presque identique, datée de 1885.