
Paul Sérusier pose son sac à Pont-Aven en 1888. Par l'intermédiaire d'Emile Bernard, le jeune parisien est présenté à Paul Gauguin. L'artiste phare de Pont-Aven le convie le lendemain au Bois d'Amour pour une leçon de peinture. Près de la rivière, Gauguin donne sa leçon et Sérusier est subjugué.
De retour à Paris, Sérusier communique son enthousiasme à ses amis qui ne sont autres que Maurice Denis, Pierre Bonnard, Paul Ranson, Henri-Gabriel, Ibels, Edouard Vuillard. Les jeunes artistes décident de créer le groupe des Nabis qui doit transmettre les nouvelles théories artistiques basées, comme le raconte Maurice Denis, sur "le concept fertile de la surface plane, recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées".
Au début de l'été 1891, Sérusier abandonne Le Pouldu pour Huelgoat. Il est séduit par la beauté de la forêt et par le sentiment profond de mystère et de légende qu'il trouve à Huelgoat. L'artiste s'installe ensuite à Châteauneuf-du-Faou. Au sein d' "un peuple sauvage", il y peindra ses plus belles toiles.
Il meurt à Morlaix le 6 octobre 1927, face à une Bretagne et à des Bretons indifférents.