Glisse
Le surf est un sport dont la pratique est sur la vague montante en Bretagne. On vous l’accorde, la formule est facile. Et, pourtant, c’est celle qui correspond. En quelques années, le nombre de licenciés a considérablement augmenté. Partant de néant ou presque, il a atteint en 2004 plus de 1.000 adhérents répartis dans 14 clubs.
Le Finistérien Jean-Yves Fontaine a été élu président de la Ligue de Bretagne de surf en 2004. Jusque-là, chaque département (Finistère, Côtes-d'Armor, Morbihan et Manche, qui sera intégrée à la Ligue de Bretagne) avait son comité et fonctionnait bon an mal an. Mais, le nombre de licenciés progressant vite, il a fallu prendre la décision de renforcer la ligue régionale, créée en 1987. Elle va désormais tenter de « cadrer » les choses. "Il y a un énorme potentiel en Bretagne. Tant du côté des sites que du point de vue humain. Il faut trouver des solutions pour développer ce sport dans notre région", lance Jean-Yves Fontaine.
Bien équipé -notamment avec une combi adaptée-, le surfeur breton se jette à l'eau toute l'année. D'autant qu'il existe six façons de faire du surf, six manières de glisser de bonheur :
- Short-board : c'est de très loin la discipline qui fédère le plus grand nombre de pratiquants. Planches de 1,80 à 2,40 mètres suivant la taille des vagues. Dociles, maniables et courtes.
- Bodyboard : c'est une planche courte d'environ 1,50 mètre flexible, dont une partie du revêtement extérieur est souple (mousse polyéthylène). Elle est souvent utilisée en position allongée, le bodyboardeur s'aidant d'une paire de palmes courtes.
- Bodysurf : c'est la discipline la plus épurée puisque le bodysurfeur glisse dans les vagues sans le moindre support, seulement aidé par une paire de palmes.
- Kneeboard : la planche utilisée est plus courte qu'un shortboard mais plus longue qu'un bodyboard. Le pratiquant s'aide de palmes pour faciliter les départs mais reste à genoux durant toute la durée de ses prestations.
- Longboard : c'est une grande planche large, lourde et plate, dont la longueur minimum autorisée en compétition est de 2,74 mètres. Skimboard : ça consiste à surfer une vague en se lançant de la plage sur une planche très courte, fine et dépourvue de dérive.
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Pratique
- Pôle espoirs à Pont-l'Abbé. Il existe trois pôles espoirs en France mais un seul dans l’Hexagone, les deux autres étant situés à La Réunion et en Guadeloupe. C’est à la pointe de Bretagne que les jeunes peuvent intégrer la première étape qui les mènera vers le haut niveau avant de se diriger vers le pôle France à Bayonne, où les places sont peu nombreuses.
- Site de la Fédération française. Pour se renseigner sur les disciplines, les écoles de surf... et rester au contact de l’actualité des sportifs français sur les compétitions nationales et internationales, vous pouvez surfer sur le net cette fois-ci, en allant sur le site monté par la fédération française : www.fedesurf.com.
- De la première mousse à la vague d'or. Tout comme en voile, où la progression est ponctuée par des « voiles » de différentes couleurs (jaune, orange, verte et bleue), ou au ski par les étoiles, en surf, ce sont des vagues qui permettent de « mesurer » son niveau. La progression pédagogique (passeports surf et bodyboard) démarre par la Première mousse (s’équiper, s’allonger et s’asseoir sur un bodysurf, prendre une direction, se lever et tenir...). Ensuite, on passe à la Vague de bronze puis d'argent et enfin d’or. L’or en poche, vous êtes normalement capables de surfer n’importe quelle vague...