
Liée à des fêtes de famille ou de village, la danse est toujours aussi prisée par les Bretons. On forme alors de grandes chaînes où tout le monde trouve sa place.
En Bretagne, autrefois, on dansait pour les noces et pour les fêtes de village.
Les fest-noz (fête de la nuit) ou les fest-deiz (fête dujour) qui fleurissent en Bretagne ces dernières années séduisent des milliers de danseurs, dont beaucoup de jeunes, réunis en un même élan dans une grande farandole aux pas bien distincts.
Sonneurs et chanteurs jouent gavottes, an dro, hanter dro, laridé, plinns, jiggs (danse écossaise) et scottisch (danse irlandaise) au cours de passages successifs sur la scène. Si les danses écossaises et irlandaises sont surtout faites pour être regardées, les danses bretonnes, elles, ressemblent à de grandes chaînes où tout le monde peut participer.
Quelques pas de danse...
War al Leur : une confédération "sur l'aire à battre"
En breton, "War al leur" signifie "sur l'aire à battre, ... à danser". Née en 1967, l'association est issue d'un plus large mouvement culturel existant depuis 1950, qui regroupait les associations BAS (Bodadeg ar Sonerien), Bleun Brug, Ar Falz, puis Al Leur Nevez, Emgleo Breizh... et les cercles celtiques qui se créaient un peu partout depuis l'après-guerre : Kendalc'h.
En 1965, la BAS, avec ses bagadoù, décidait de quitter Kendalc'h, et 26 cercles celtiques la suivirent. La BAS, présidée par Polig Montjarret, se retrouva en face d'un problème : que faire de ces cercles celtiques ? Car elle estimait, à juste titre, avoir assez à faire pour poursuivre son objectif : maintenir et promouvoir la musique bretonne. D'où la création de War'l Leur.
Il s'agit d'un regroupement de six fédérations, ayant chacune leur conseil d'administration, soit 73 cercles celtiques et près de 5.000 adultes et enfants, le tout placé sous l'autorité d'un comité directeur de vingt-trois personnes.
Le bon contact
Anne Lessard