Au même titre que les autres langues, que l'on appelle régionales, le gallo a subi le poids d'une histoire centralisatrice.
1539. L'Ordonnance de Villers-Cotterêts, prise par François 1er, stipule que le français sera désormais la langue des actes officiels. Cette décision, qui visait à remplacer le latin, a eu pour conséquence de disqualifier les autres langues parlées en France.
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1549. La "Défense et illustration de la langue française ", écrite par Joachim du Bellay, revendique pour le français la place de langue de culture.
Au XVIIe siècle, Malherbe formule la théorie du bon usage, celui de la Cour. Les langues populaires se trouvent reléguées au rang de plaisants jargons.
A la suite des rois, la Révolution française a joué un rôle essentiel pour faire de la langue française l'idiome national. Celle-ci est présentée comme le véhicule de la pensée révolutionnaire.
Langues régionales à l'école
Au XIXe siècle, les lois Jules-Ferry, instituant l'enseignement obligatoire, laïc et gratuit, seront accompagnées d'une politique répressive, nouveau facteur de culpabilisation. Suivant les estimations de C. Duneton, le français est alors une langue étrangère pour 25 millions d'habitants sur 39.
Il a fallu attendre la loi Deixonne, en 1951, pour voir un début de reconnaissance des langues régionales à l'école.
- Le recul du bilinguisme est également lié aux bouleversements du début du siècle dernier. Les guerres de 1914-18 et 1939-45 ont été des événements majeurs dans la diffusion du français. L'évolution économique et sociale de la société rurale a été déterminante. Le français s'impose comme langue d'une économie ouverte dominée par l'industrie. On arrête de parler le gallo à l'usine.