
Les landes m’ont souvent déchiré mais j’aime cette lumière de feu follet qu’elles entretiennent dans mon cœur....
1900. André Breton porte bien son nom. Le pape du surréalisme vit ses plus belles heures chez ses grands-parents maternels à Saint-Brieuc.
Il y trouve la chaleur que lui refuse le foyer familial, installé à Pantin puis Lorient. Sa mère, dominatrice et froide, brise dans l'?uf tous ses élans d'enfant.
De cette période, André Breton garde des souvenirs peu émus et n'aura de cesse, à l'âge d'homme, de renouer avec les émerveillements, l'insolence et la frivolité qui caractérisent les jeunes années, perdues pour lui :« C'est peut-être l'enfance qui approche le plus de la vraie vie..» La guerre l'éloigne de ses études de médecine en 1914.
En 1919, Jacques Vaché, blessé sur le front en 1916, meurt, deux mois à peine après Apollinaire. Déjà un peu orphelin, le mouvement est pourtant lancé et trouvera sa définition en 1924 dans le « Manifeste » : « automatisme psychique pur par lequel on se propose d'exprimer le fonctionnement réel de la pensée. »
Les dates clés
1896, 18 février : naissance à Tinchebray (Orne)
1914 : découvre Rimbaud et Apollinaire à Lorient
1915 : envoyé à Nantes comme infirmier militaire
1916 : rencontre avec Jacques Vaché, dandy lorientais (Groupe de Nantes)
1919 : Manifeste Dada, Les Champs magnétiques
1920 : s'intéresse à la naissance du PCF (adhère en 1927)
1923 : visite à Saint-Pol Roux en Bretagne
1924 : Manifeste du surréalisme (automatisme psychique pur)
1928 : Nadja
1966, 28 septembre : meurt à Paris.
Pour en savoir plus
- Site : www.ac-versailles.fr/pedagogi/Lettres/Breton/breton_bio.htm
- A lire : André Breton, de Claude Mauriac, Grasset, 2004
- A voir : Lorient, Nantes.