
Très fréquentée car accessible à marée basse, à 800 mètres de l'Ile-Grande, à Pleumeur-Bodou (22), Aganton se révèle pleine de mystères.
A commencer par son nom. Selon Yves Bourlet, historien local, Aganton serait en effet une déformation d'Agathon; comme Saint-Agathon, du côté de Guingamp. La preuve : autrefois, il y aurait eu une chapelle et un pèlerinage sur l'île. Sauf qu'on ne retrouve plus trace de l'édifice. Ne reste plus de cette présence religieuse qu'une croix, les deux autres ayant été volées, il y a quelques années.
Au plan botanique, on relève également quelques curiosités, à l'instar de ce bois de pins ou ce pied de figuier. Ces signes témoignent, en tout cas, d'une forte activité humaine. De ce côté, une ancienne forge, des rails et les trois anciennes carrières ont laissé des traces conséquentes sur le paysage, surtout la plus importante, qui se situe au nord d'Aganton, exploitée jusqu'au début des années 1980, de façon sporadique, en fonction des besoins.
Puis, peu à peu, la mer s'est retirée, abandonnant une bande marécageuse. Les dunes n'ont pour autant pas disparu de l'île, ce qui en fait tout le charme et attire de nombreux promeneurs à la recherche d'un certain isolement. Aganton est également traversée, lors des grandes marées, par les pêcheurs en route pour l'île Losquet, à quelques encablures.
En tout état de cause, avant de s'y aventurer en solo, une visite guidée par des animateurs de la LPO s'impose.