Ollonne, paradis des oiseaux

Cinq cailloux battus par les vents et les flots au bout du sillon du Talbert, c'est l'île d'Ollonne !

D'un accès difficile, pour ne pas dire dangereux, l'archipel d'Ollonne reste une réserve naturelle très appréciée par les pêcheurs à pied.

Des cailloux exposés au vent

A l'extrémité du Sillon du Talbert, à L'Armor-Pleubian, l'archipel d'Ollonne présente des côtes inhospitalières, sauf pour les oiseaux marins. Les cinq îlots de granit recouverts d'une rare végétation (Toul an Houl, Stallio Bras, Roc'h Louët, Ollonne et Sark) n'ont jamais été habités. Le plus grand fait à peine un hectare.

Mais, si l'homme ne s'est jamais intéressé à ces cailloux exposés au vent du large, les oiseaux marins, en revanche, y trouvent un refuge accueillant. Des dizaines d'espèces d'oiseaux marins (goéland argenté, cormoran huppé et surtout la très rare sterne naine) font de cet archipel hostile une réserve naturelle majeure en Bretagne.

  • Un intérêt ornithologique reconnu et pris en considération dans le schéma de mise en valeur de la mer qui avait envisagé d'en interdire l'accès, afin d'assurer la protection des oiseaux qui nichent et pondent leurs ?ufs dans les galets. Mais, cette mesure avait soulevé une vague de protestation chez les bassiers et l'interdiction avait été transformée en « gestion maîtrisée ».

Déjouer les pièges de la marée

Il faut dire que la grande marée, à cet endroit, n'a rien d'une pêche de masse. Traquer l'ormeau et les homards se mérite, car il faut déjà parcourir à pied les 3,5 kilomètres du Sillon et, ensuite, bien calculer « l'aller-retour » sur ce site qui s'étend sur 15 km² (trois kilomètres du nord au sud et cinq kilomètres d'est en ouest).

  • Seuls les pêcheurs du cru, expérimentés, peuvent déjouer les pièges de la marée dans cet endroit, où les « queues de comètes », façonnées dans les galets par la houle derrière chaque piton rocheux, sont autant d'obstacles à la circulation normale de l'eau qui surprend nombre d'imprudents.

A la marée montante, le risque d'être encerclé est omniprésent et il est suicidaire d'envisager rejoindre la côte à la nage, car le courant, déjà très fort en grande marée, accélère d'une manière vertigineuse dans les goulots d'étranglement que forment les chenaux entre les îlots.

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