
L’île d’Hoëdic, au large de Quiberon, se découvre après une heure et demie de bateau et une escale à Houat. Le caneton, qui suit le canard, dit-on ici, en faisant référence à la signification des mots en breton, est un véritable havre de tranquillité.
D'une surface de 209 hectares, Hoëdic s'étire sur 2,5 kilomètres de long et 800 mètres dans sa plus grande largeur. Particulièrement paisible en dehors de la saison touristique, on n'y recense que 117 habitants. On est loin des 3.000 estivants qui viennent se ressourcer sur l'île lorsque les beaux jours arrivent. L'environnement séduit. On plonge ici dans un bain de nature. Sur l'île, pas de voitures, de scooters, de motos pour bousculer les piétons au bord des routes et troubler la pureté de l'air par les gaz d'échappement.
Les dunes fragiles offrent aux regards leurs ?illets sauvages, leurs oyats, leurs herbes rases qui tapissent le sol. Les vingt-trois plages présentent un caractère intime. On les découvre en faisant le tour de l'île par le sentier côtier. Leur douceur contraste parfois avec les amas rocheux. Seul le cri d'un goéland ou d'une mouette viendra troubler votre tranquillité. Le port d'Argol, où accoste la vedette, rassemble les bateaux de pêche de l'île, où s'activent une douzaine de marins-pêcheurs, et quelques bateaux de plaisance. De l'autre côté de l'île, le vieux port ou " Port La Croix " abrite aussi diverses embarcations dans son chenal.
Outre le fort des Anglais à Beg Lagad, vestige d'une tour édifiée par Vauban pour résister aux attaques d'Outre-Manche, un autre fort se tient plus au c?ur de Hoëdic, racheté en 1978 par le Conservatoire du Littoral et qui présente diverses expositions.
Hoëdic pratique