
Au Pays de La Roche-Bernard, la Vilaine dévoile ses charmes avant de finir sa course dans l’océan tout proche. Autrefois fleuve capricieux, il est depuis la construction du barrage d’Arzal le point de rencontre privilégié de la navigation maritime et fluviale et la porte océanique des canaux bretons.
La Vilaine prend sa source à Juvigné, dans les collines du Maine. Elle parcourt quelque 225 kilomètres, traversant Vitré, Rennes, Redon, La Roche-Bernard, avant de se jeter dans l'Océan Atlantique, entre Golfe du Morbihan et la presqu'île guérandaise.
On dit -et la légende fut chantée par Botrel- qu'une jeune fille aux cheveux d'or, boîteuse et bossue, aimait en secret un jeune seigneur qui ne la regardait pas. Alors elle pleura si fort qu'elle en mourut mais, de ses larmes, était né un petit ruisseau bientôt transformé en rivière, qu'en souvenir de ses malheurs on baptisa « La Vilaine ».
Le premier nom connu du fleuve est la Doenna qui signifie en celtique « rivière profonde ». Plus tard, il sera désigné par la Vivonna, pour aboutir à la Visnonia qui, francisé, deviendra la Visnaine puis la Vilaigne et, enfin, la Vilaine.
Le fleuve a toujours joué un rôle important en tant que frontière naturelle et zone d'invasions. Mille ans avant J.-C., la Vilaine est la frontière politique entre deux puissantes tribus d'Armorique : les Vénètes et les Namnètes. Elle favorisera les invasions bretonnes au VIe siècle et Vikings au Xe siècle.
Au Moyen Age, elle deviendra « la rivière des Ducs de Bretagne », bordée de grandes abbayes comme l'abbaye des Prières, à Billiers, et de forteresses comme le château de l'Ile, à Marzan.
Le plus célèbre de ces vaisseaux sera « La Couronne », construit à La Roche-Bernard, sur ordre de Richelieu, entre 1629 et 1634.
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