Loudéac, à la croisée des chemins
A Loudéac, il n’y a pas la mer, pas de château, mais des zones industrielles à perte de vue qui témoignent de son dynamisme économique. Son principal atout ? Une position géographique centrale (au carrefour des axes Nord-Sud et Est-Ouest) qu’elle va conforter dans les années à venir.
Si vous cherchez le chapitre économique dans le budget loudéacien, vous seriez surpris par sa faible importance. Voici bien des années que cette compétence a été transférée au syndicat intercommunal, devenu depuis une communauté de 21 communes répondant au nom futuriste de Cidéral. Et, dans cet espace, Loudéac a toujours été en avance. Elle a montré l'exemple, en particulier dans la mise en place de la taxe professionnelle unique, ce qui lui vaut d'accueillir des rencontres nationales de l'intercommunalité ou de participer à des congrès dans l'Hexagone pour faire école.
Taux de chômage de 6 %
- Au niveau économique, le Pays de Loudéac affiche une santé florissante, à tel point qu'en septembre dernier il a fallu y organiser "Cap sur l'emploi", une opération visant à recruter les 300 salariés manquant aux entreprises.Inutile de préciser, donc, que son taux de chômage (6 %) figure parmi les plus bas de Bretagne. Cet essor devrait se poursuivre.
- Son désenclavement routier est terminé depuis 2002, avec 15 kilomètres de voies express qui traverseront la ville située au carrefour envié de la RN 164 (axe Rennes-Châteaulin) et de la RD 700 (Saint-Brieuc-Vannes). L'on peut légitimement s'attendre à une nouvelle phase de développement.
Un recensement qui « tue »
Pourtant, en 1999, les chiffres du recensement ont laissé les élus loudéaciens presqu'en état de choc. Malgré son dynamisme économique, la ville avait perdu des habitants : de 10.465, la population totale était passée à 10.134 ! Est-ce à dire, comme certains l'ont alors souligné, qu'une partie de la jeunesse avait déserté Loudéac ou que, quitte à résider à la « campagne », autant y vivre vraiment (dans les petites communes voisines) ? Depuis, la municipalité réalise des lotissements à tout va, qui se remplissent, d'ailleurs, à la même allure.
Déficit d'image
- La réalité, injuste peut-être, est que Loudéac souffre d'un déficit d'image sur lequel les élus travaillent depuis longtemps. La rénovation du centre-ville, toujours en cours, en est le meilleur exemple.
- En tout cas, ce déficit ne se justifie pas au niveau culturel. Là encore, elle affiche, grâce à un office municipal ou des entreprises de spectacles privées, une étonnante richesse. Sans compter sur son école de musique (intercommunale) de 400 élèves, sa bibliothèque, sa centaine d'associations ou sa « Passion » bientôt centenaire.
- Le vaste projet de la Toile, un itinéraire touristique allant de Saint-Brieuc à Loudéac, permettra-t-il de lui donner une image forte ? Là encore, il s'agit d'une initiative Cidéral. Quelle fusion hospitalière ? Car Loudéac a cette fibre solidaire qu'elle aimerait tisser davantage avec sa voisine, Pontivy. En particulier sur le dossier de la fusion hospitalière, la seule véritable inquiétude qui plane sur la ville. Sur ce dossier, on accuse souvent le député-maire de se montrer trop optimiste...
Mais peut-on reprocher à un élu PS de voir la vie en rose ?
Une fête du cheval dynamique
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Si, à Loudéac, la Fête du cheval a toujours autant de succès, c'est parce qu'elle a bien failli disparaître à jamais et, avec elle, la tradition de l'élevage du trait breton.
Certains y viennent tous les ans, depuis 1981 -date à laquelle elle fut remise en selle par la Société hippique rurale-, subjugués de voir un tel rassemblement de chevaux.
- Organisée pour la première fois en 1936, la Fête du cheval était la fierté d'une région rassemblant un millier de cavaliers à l'hippodrome de Loudéac jusque dans les années 1950. Puis, le tracteur détrônant le cheval d'orgueil, la vitrine de l'élevage équin s'endormit jusqu'à 1972. Il ne fallut pas cent ans pour la réveiller. La passion qui couvait toujours fut la plus forte et la fête revint au galop.
Aujourd'hui, il reste encore plus de 400 chevaux dans les prairies de la région et tous n'appartiennent pas à des ruraux...
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