
Mais où s'arrêtera donc la hausse des prix dans l'immobilier en finistère ?
Appartements, maisons anciennes, terrains à bâtir ont encore augmenté de 15 % en 2005. En quatre ans, les prix ont augmenté de 40 %. La baisse des transactions, l'an passé, n'a eu aucune incidence sur les prix. Le Finistère est toujours parmi les moins chers cependant.
« En début d'année dernière, nous pensions que les prix allaient se calmer, a expliqué, hier, Me Didier Harnist (Roscoff), président de la chambre des notaires. Or, nous avons constaté une hausse soutenue sur tous les marchés ».
Pour 2006, ils se risquent à prévoir une nouvelle hausse conséquente du mètre carré de terrain à bâtir.
Le fait que le Finistère affiche des prix inférieurs à la moyenne nationale (hors Paris) ne consolera pas les jeunes générations en quête de logis.
Cette hausse a débuté dans les années 1998-1999 et a été particulièrement soutenue après 2001.
Sur quatre ans, jusqu'à 2005, le prix d'un appartement ancien dans le Finistère (un marché essentiellement basé à Brest et Quimper) a augmenté de 44 %.
Le prix d'une maison ancienne a augmenté dans les mêmes proportions (+ 46,5 %), et le mètre carré de terrain à bâtir de 45 %.
Le Finistère est loin d'être le département le plus onéreux. Les prix y sont de 40 % inférieurs à ceux de la moyenne nationale (hors Paris) pour un appartement ancien et de 15 à 20 % inférieurs pour le terrain à bâtir et les maisons anciennes.
Le Finistère est aussi le moins cher des cinq départements bretons pour une maison ancienne.
Quant à Brest , elle est toujours la deuxième ville de plus de 100.000 habitants (sur 32) la moins chère de France derrière Saint-Etienne.
A propos des logements autorisés en 2005, cette évolution du marché immobilier n'est pas tout à fait uniforme, ne serait-ce que parce que les prix de base sont très différents entre le Centre-Finistère et le pays de Fouesnant, par exemple.
« On note une très forte progression des prix sur le littoral ouest et nord où le foncier est plus abordable, souligne Didier Harnist.
La pénurie de terrains à bâtir autour des villes oblige aussi les candidats à la construction à investir dans des terrains de plus en plus éloignés, sans compter que des ménages au budget serré peuvent s'inquiéter du niveau des taxes locales dans les grandes villes ».
Des communes éloignées du littoral connaissent ainsi une pression accrue.
A Briec-de-l'Odet, une maison de 94.800 ? en 2004 était vendue 126.674 ? en 2005. A Crozon, les prix ont augmenté de 79 % en quatre ans, et à Châteauneuf-du-Faou de 103 % !
Le marché immobilier breton est particulièrement dyn...
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