
Depuis six ans, les prix de l'immobilier n'ont cessé de grimper au point qu'ils ont globalement doublé dans la région. Pour autant, la Bretagne a plutôt mieux résisté que d'autres régions à cette flambée. Petit état des lieux comparatif, au vu des classements établis par les notaires de France.
En huit ans, les prix de l'immobilier ont augmenté de 120 % à Rennes et de 140 % à Nantes. Les deux villes ont pourtant régressé au classement des métropoles les plus chères de France. Pour les appartements, Rennes a été reléguée de la 5e à la 10e place. Les candidats rennais à l'accession ne s'en sont sans doute pas aperçus, mais ils sont plutôt privilégiés : s'ils résident dans la deuxième métropole régionale la plus aisée (derrière Toulouse pour le revenu médian par habitant), ils ne sont que 10e pour le budget logement. Nantes est quant à elle passée de la 7e à la 9e place.
Ille-et-Vilaine et Finistère perdent des places
Toutes deux se sont fait doubler par les métropoles du sud (Marseille, Toulon, Toulouse et Grenoble), mais aussi par Lille (qui attire de plus en plus de Londoniens abonnés au shuttle) où la flambée des prix a été nettement plus forte. Brest, qui était 30e, a reculé d'une place et se trouve avant-dernière devant Saint-Etienne. Aujourd'hui, pour 150.000 euros, on achète 114 m² à Brest, 66 m² à Rennes ou 44 m² à Aix-en-Provence. Au classement par départements, seule la Loire-Atlantique, le plus cher de Bretagne toutes catégories, a gagné des places sur les cinq dernières années. Il en a gagné deux pour les appartements, une pour les maisons, et reste stable pour les terrains. En Ille-et-Vilaine, c'est le recul partout : cinq places perdues pour les appartements, huit pour les maisons, et dix pour les terrains. Recul total aussi pour le Finistère (- 3 pour les appartements, - 7 pour les maisons, - 7 pour les terrains).
Appartements : 16 % de moins que la moyenne
Le Morbihan a gagné trois places pour les appartements, et six pour les maisons. Il en a perdu une pour les terrains, mais se retrouve désormais plus cher que l'Ille-et-Vilaine. Les Côtes-d'Armor ont gagné trois places pour les maisons, mais en perdent six pour les appartements et sept pour les terrains. Au classement « scratch » moyen du prix de l'immobilier, les départements bretons sont passés du 31e au 33e rang sur 95. Le niveau de valeur en Bretagne est sensiblement inférieur à la moyenne de province : 16 % de moins pour les appartements, 5 % de moins pour les maisons, et 20 % de moins pour les terrains.