
Le patrimoine religieux de la Bretagne, particulièrement présent et original, constitue une des sources de "l'enchantement breton".
Il n'est guère de paysage maritime ou de paysage de l'intérieur qui ne soit marqué, ici ou là, par une croix de pierre, une statue, le clocher d'une église ou d'une chapelle, expression de la ferveur religieuse du peuple breton pendant des siècles et aujourd'hui encore merveilles architecturales et artistiques pour tous les visiteurs qui se donnent le temps de les découvrir au détour des chemins.
Extrêmement originaux, les enclos paroissiaux forment des ensembles tout à fait étonnants, avec des calvaires dont certains présentent des centaines de petits personnages en pierre, véritables "livres d'images" en granit destinés autrefois à l'instruction du peuple.
Les intérieurs des églises et des chapelles renferment souvent eux-mêmes d'autres trésors insoupçonnés : jubés étonnants, vitraux de toute beauté, ex-voto émouvants, somptueux buffets d'orgue, baptistères et bannières, retables de bois ou de pierre d'une polychromie éclatante et surtout étonnantes statues de saints.
La Bretagne compte, en effet, des centaines de saints, la plupart jamais reconnus par Rome et auxquels on a souvent attribué toutes sortes de vertus et de pouvoirs, notamment de guérison.
La Bretagne, c'est encore "le pays des pardons", ces rassemblements annuels qui peuvent réunir jusqu'à plusieurs dizaines de milliers de personnes comme à Sainte-Anne d'Auray à la fin du mois de juillet, ou encore ces nombreuses fêtes plus modestes en l'honneur d'un saint local. C'est à chaque fois l'occasion de sortir les bannières de procession et parfois les statues des saints. Ces fêtes religieuses, toujours bien vivantes, sont aussi le prétexte à des réjouissances profanes et en particulier l'occasion de boire, manger et danser.
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