
Estuaires, baies, marais, dunes et falaises constituent autant d'habitat pour la faune et la flore. A parcourir discrètement pour ne pas déranger les hôtes de ces lieux.
Les estuaires et les baies sont le « garde-manger » de nombreuses espèces animales. Certains poissons habitent en permanence dans les estuaires, d'autres ne font qu'y passer (anguilles, saumons, truite de mers, soles). Ces milieux leur servent également de "nursery" (turbot, plie, flet). Animaux et végétaux prolifèrent dans les vasières. Empreintes, entonnoirs, trous et tortillons en témoignent.
Dans l'arrière pays, à l'abri des dunes ou des cordons de galets, les marais salants ou littoraux -zones humides parfois intermittentes- accueillent une faune riche et variée et sont terre d'accueil pour des milliers d'oiseaux qui viennent y nidifier ou s'y nourrir. Rousserolles, butors, canards, oies pullulent dans ces eaux, soit pour y passer l'hiver, soit pour y trouver une halte réparatrice. Et comme l'eau, la lumière et les sels minéraux abondent dans les marais salants, ces milieux sont extrêmement productifs.
La dune est un espace multiple, un gros tas de sable qui s'enfonce sous la mer et dans les terres. Selon les versants, orientés vers l'eau ou la terre, s'y développent des espèces différentes. Vers l'eau, plutôt une flore de type halonitrophile (qui aime l'eau), loin de l'eau : les oyats, les liserons, des fétuques, des plantes calcicoles. Puis, plus on s'éloigne du milieu marin plus les arbustes s'installent.
Les spécialistes estiment que les dunes abritent 20 % de la flore menacée du Massif Armoricain. Une végétation qu'on ne trouve parfois qu'en Bretagne.
Roulés, polis et transportés par les courants marins, blocs et cailloux provenant de l'érosion du Massif Armoricain lors de la dernière période glaciaire s'échouent parfois pour former des cordons de galets.
C'est le cas du Sillon de Talbert (22). Une flore sporadique essaie d'y survivre, comme le chou marin. Comme la flore, la faune s'y fait rare. Seuls les gravelots, huîtriers-pies et sternes y tentent un camouflage.
Sur les escarpements rocheux, soustraits à l'influence directe de la mer, cohabitent mousses, lichens, orpins d'Angleterre. Une flore courageuse s'y enracine. C'est aussi le paradis des grands oiseaux de mer : mouettes tridactyles, goélands ou fous de bassan. Ils trouvent dans les nombreuses infractuosités de la paroi autant d'abris que voulu.
Du haut des falaises souvent battues par le vent, une vue plongeante dans la Manche ou l'Atlantique permet d'apercevoir des dauphins joueurs ou un phoque repu, ventre à l'air, se dorer au soleil.
Le Conservatoire du Littoral