
Apollinaire vit son dernier été à Damgan avant de rentrer mourir à Paris.
1918. L'Europe agonise dans les tranchées de l'Est. Apollinaire, blessé par un éclat d'obus en 1916, a retrouvé le chemin du Bateau Lavoir et des rédactions. Paris-Midi, l'Information, Excelsior, l'Europe Nouvelle, la Baïonnette : il multiplie les collaborations pour subvenir aux besoins de sa jeune épouse, une jolie rousse.
Ni Marie, ni Lou, à qui il écrit d'admirables poèmes, ni Madeleine : c'est Jacqueline qui l'accompagne en août 1918 à Damgan se remettre d'une congestion pulmonaire. Là, chez la veuve Robert, il goûte aux plaisirs de l'océan, bercé par les pins maritimes de Kervoyal. Homme libre, Apollinaire chérit la mer. Il noue son premier contact avec l'Atlantique du côté de La Baule en 1913. Il y noie sa rupture avec son premier grand amour. On le croisera plus tard à Bénodet.
Le 11, l'armistice est signé à Rethondes.
Les dates clés
1880, 26 août : naissance à Rome de Guillaume Apollinaire de Kostrowitsky.
1903-1904 : publie sa première revue Le Festin d'Esope.
1905 : fréquente Max Jacob, Picasso et Paul Fort, au Bateau Lavoir.
1909 : La chanson du mal aimé (Alcools)
1914 : Premiers Calligrammes
1915 : volontaire pour le front
1916 : atteint par un éclat d'obus, trépané
1917 : Les Mamelles de Tirésias, drame surréaliste
1918 : publication de Calligrammes
9 novembre : meurt à Paris.
Pour en savoir plus
- Sur Internet : http://www.wiu.edu/Apollinairehttp://cerclebrizeux.free.fr/brizeux.htm
http://perso.club-internet.fr/kervoyal/documents/bayvilain/b-kostro.htm
Des oeuvres en ligne: http://gallica.bnf.fr
- A lire : Apollinaire, ouvrage collectif (éd.de la Martinière-2004).
Apollinaire à La Baule, Bénodet et Kervoyal, de Jacques Doucet (éd. Alizés).
Anthologie, par Daniel Oster, Seghers (2001).
- A voir : Damgan (56) : Grande Rue et plage et Kervoyal.