
Les derniers chiffres officiels de l'immobilier breton viennent de tomber. Ils traduisent un ralentissement de la hausse des prix durant l'été, et amorcent une tendance qui pourrait préfigurer la stagnation -voire la baisse- enregistrée en fin d'année par les agences.
Les statistiques du 3 e trimestre révèlent une augmentation de 2,2 % du prix de vente moyen des logements bretons, contre 2,8 % au trimestre précédent. Le tassement a été plus sensible pour les maisons (2 %) que pour les appartements. Ce ralentissement, plus marqué en Bretagne qu'en moyenne française, porte à 12 % la hausse enregistrée sur douze mois.
Il faudra attendre le mois de mars pour savoir si les chiffres officiels confirment la baisse des prix annoncée pour le 4 e trimestre par les agences immobilières (Le Télégramme du 9 janvier). Comment expliquer la réactivité des agences et le retard des chiffres des notaires ? Tout simplement parce que celles-ci prennent en compte le prix convenu lors du compromis de vente, et que ceux-là se basent sur le montant de la transaction effective qui n'intervient que deux ou trois mois plus tard. A cela s'ajoutent les délais de traitement de vérification qu'impose la certification « officielle » des résultats des notaires, dont les chiffres doivent passer par la moulinette de l'Insee avant d'être publiés.
Seuls les appartements morbihannais échappent au ralentissement. Ils ont en effet augmenté à un rythme record de 4,4 % en juillet-août-septembre, soit 1,3 point de plus que sur avril-mai-juin.
En revanche, les maisons des Côtes-d'Armor enregistrent un ralentissement très net : +1,9 % au 3 e trimestre, contre 3,6 % au trimestre précédent. Même tendance, plus marquée encore, pour les appartements du Finistère (+1,9 % contre 4,2 %).
Brest, l'avant-dernière grande ville de France (devant Saint-Etienne) au palmarès des prix, marque un arrêt dans sa course au rattrapage. Après avoir connu des hausses record de plus de 4,5 % au cours des précédents trimestres), les appartements n'ont pris que 1,9 % cet été.
Quant aux agglomérations de Rennes et Nantes, elles se sont contentées d'un modeste 2 %, alors que la moyenne des grandes villes se maintenait à 3 %. Saint-Malo se tasse plus encore, avec une quasi stagnation (+0,8 %).