
A Jersey, deux marchés immobiliers coexistent, facilitant l'accès à la propriété pour les résidents permanents.
Comment préserver les intérêts des locaux en Bretagne ? La Région et l'Etat, associés dans la mise en place d'un Etablissement public foncier, comptent que l'intervention financière de fonds publics sur le foncier puisse y contribuer.
Pour sa part, Me Vogel cite volontiers l'exemple des îles anglo-normandes où l'Etat a pris les choses en main avec autorité. « Toutes les maisons sont répertoriées sur deux registres », explique-t-il. « Sur le registre "local market" figurent les biens qui ne peuvent être cédés qu'à des habitants de l'île. Seuls les logements inscrits sur le registre "open market" peuvent être vendus à des extérieurs comme résidence secondaire.
Evidemment, les prix du marché ouvert sont très supérieurs à ceux du marché local ». Une telle contrainte réglementaire pourrait-elle être imaginée en France ?
Le président des notaires bretons en doute. « Pourtant, il faut bien reconnaître que ça marche ! »