
Cette année, elle se déroule le 22 avril, au premier tour de la présidentielle. Ce n'est pourtant pas pour cette raison que la Rando Muco tient une place à part dans le coeur des randonneurs bretons et d'ailleurs. Si, depuis dix ans, ils sont 4.000 à Belle-Isle-en-Terre, aux côtés de 2.500 à 3.000 coureurs à pied et vététistes, c'est, avant tout, pour apporter leur pierre à l'édifice de la recherche sur la mucoviscidose. Mais c'est aussi parce que Yannick Cornanguer, qui a accepté de relever le défi, à la demande de Daniel Bercot, président de la Pierre Le Bigaut Mucoviscidose, a su donner à la manifestation un caractère, une aura qui en font un rendez-vous incontournable.
Cette année, encore, les randonneurs ont été choyés par les organisateurs. « Nous avons créé un circuit inédit de 23 km », explique Yannick Cornanguer. « On nous disait que le 18 km était trop court et le 30 km trop long. On verra si les gens sont satisfaits... »S'ils sont fatigués, ils pourront toujours se restaurer sans problème, de 11 h 30 à 16 h 30 sans discontinuer. Les dévoreurs de culture et de patrimoine, eux, trouveront largement de quoi s'alimenter grâce à des marcheurs conteurs et à une visite du patrimoine exceptionnel de Loc-Envel, minuscule et adorable commune qui semble posée en dehors du temps. ou, encore, les papeteries Vallée. Enfin, qu'ils marchent, courent ou pédalent sur leur VTT, tous devraient trouver leur compte du côté des animations musicales. « Pour nous c'est un rendez-vous important », confie Marie-Céline Le Faucheur, du club des randonneurs de Grâces, toujours très bien représenté à la Rando-Muco. « On y va pour la cause, bien sûr mais aussi pour l'ambiance et l'organisation ; on ne peut pas faire beaucoup mieux ». Ils seront une bonne trentaine de Gracieux à venir verser leur obole (7 € l'inscription). Une participation qui viendra s'ajouter aux 125 millions d'euros récoltés depuis 13 ans par la Rando Muco au profit de la lutte contre les maladies génétiques.