
Grand sportif, Stéphane Ferrara a commencé sa carrière comme prof de gym à l'institut de thalassothérapie de Quiberon. Depuis quatre ans, il a pris la direction de l'établissement.
La thalasso est-elle toujours considérée comme un soin, ou n'est-ce plus qu'une question de bien-être ?
La question de la santé est clairement passée au second plan. Dans les années 1980, on venait d'abord ici pour se soigner. Ce n'est plus du tout le cas. Maintenant, les gens viennent pour avoir une grande gamme de soins esthétiques, de massages. On est vraiment dans le bien-être.
Cela change sans doute votre stratégie commerciale ?
Oui : on a désormais affaire à une concurrence bien plus large, pas seulement aux centres de thalassothérapie. En France, on a aujourd'hui près de 60 centres thalasso; et quelque 180 si on considère le bassin méditerranéen. Alors, là-dedans, des gens ouvrent des centres avec deux baignoires, mais bon... Nous, ça nous oblige à nous diversifier : on offre une plus grande gamme de soins esthétiques, des animations dans les hôtels. En plus, les séjours ne sont plus les mêmes : dans les années 1970, les gens restaient trois semaines, alors qu'aujourd'hui, ils font plus des séjours de quatre jours, répétés dans l'année. Vous accueillez beaucoup de « stars ».
Cela change quelque chose à votre organisation ?
Non, dès le départ, en 1964, on s'est ouvert au show-biz, cela reste une habitude, une vitrine pour le centre aussi. Alors, notre public est habitué à croiser des gens connus, les respecte. Et nos clients les plus difficiles sont rarement les stars...
Vous accueillez également des sportifs en pleine préparation ?
Très peu. On a eu l'équipe de France de tennis, mais en général, une équipe de sport qui débarque... ça a tendance à troubler un peu le calme des lieux !