
Le plateau rocheux des Birvideaux, entre Groix, Belle-Ile et Quiberon, fut longtemps une zone redoutée des marins.
Tant de navires de commerce ou de guerre s'y sont perdus corps et biens qu'une légende racontait que le plateau était en réalité une île engloutie, hantée par des fantômes qui, pour se venger de leur sort, déchaînaient les flots avec une violence terrible. Les incessantes réclamations des navigateurs pour un balisage de la zone finissent par aboutir.
Après des essais infructueux d'encastrage d'une balise tubulaire en 1880, deux bouées sud et nord sont mouillées en 1889 et 1890. Peine perdue : les bouées chassent et leurs marques sont quasi illisibles.
Ce n'est que huit années plus tard que les ingénieurs avancent l'idée de tout reprendre à la base.
La Commission des Phares s'insurge, avançant le coût exorbitant du chantier et décide de l'ancrage d'une bouée jugée plus fiable que les premières. Il faut attendre le 26 septembre 1895 pour qu'à la demande de Léon Bourdelle, promu directeur du Service des Phares, les ingénieurs locaux planchent sur la réalisation d'une tourelle en béton octogonale équipée d'un feu permanent. Les travaux démarrent péniblement en 1905.
Le coût global de cette tourelle approche celui du phare de Kéréon, au hit parade du Parc national.
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