
On y accède par un large chemin de pierre qui longe l’abîme entre Pointe du Van et Baie des Trépassés. C’est là que Vorlen offre sa cale pentue aux vents d’Ouest.
Du chemin, l'escalier de pierre descend jusqu'au sommet de l'ouvrage, place forte dominée par l'indispensable treuil.
Plus de cent ans plus tard, il offre toujours un abri aux ligneurs de Sein, qui y trouvent un mouillage proche de leur lieu de pêche. Au milieu des écueils, entre la Pointe du Raz et l'île de Sein, des marins-pêcheurs téméraires traquent en effet le bar à la ligne ou à la palangre. Ils sont une petite vingtaine de Capistes, d'Audierne ou de Plogoff, ainsi que quelques Bigoudens, Douarnenistes voire Concarnois à contrôler ce site où les places sont comptées. C'est par le Raz que transitent les bars entre l'Atlantique et la Manche. Le sanctuaire est interdit aux fileyeurs. Le bar finit par se laisser prendre. A 16 h, en caisse de marée, arborant l'étiquette «Poisson de ligne, Pointe de Bretagne», il fait son entrée à la criée d'Audierne?.
Pendant ce temps, Vorlen poursuit son immuable garde. On l'entretient donc. Cette année, les rambardes, rongées par les assauts de la mer, seront rajeunies.
De quoi sécuriser le site, véritable pied de nez à Poséïdon?
Pour s’y rendre