
La hardiesse de ses marins, toujours en quête de nouveaux lieux de pêche, autant que le talent de ses constructeurs qui leur donnaient des bateaux rapides et sûrs, ont fait de Camaret le port langoustier par excellence."La Belle Etoile", fleuron de la pêche camaratétoise.
Ce sont les mareyeurs qui ont donné le coup d'envoi de l'épopée langoustière, en armant dès 1870 des caboteurs à viviers qui allaient dans les ports espagnols chercher la langouste. Les marins qui, jusqu'alors, pratiquaient la pêche côtière à bord de bateaux non pontés, se sont lancés à leur tour dans l'aventure.
Camaret garde encore le souvenir de ses précurseurs qui ont ouvert en 1898 les routes vers les gisements de crustacés : Toussaint Le Garrec s'est rendu sur le plateau de Rochebonne tandis que Pierre Le Douguet allait sur les côtes anglaises. D'année en année, les zones s'épuisant, les patrons ont opéré dans des eaux sans cesse plus lointaines, jusqu'en Espagne, au Portugal, au Maroc, et en Irlande.
Les chaloupes de petite pêche ne convenaient pas à ces campagnes hauturières et, très vite, les chantiers navals locaux ont construit des petits sloops rapides, puis des cotres à voûte, et enfin ces superbes dundees au "cul-de-poule" caractéristique, lancés entre 1911 et 1938. Ces voiliers effilés, aux remarquables qualités nautiques, ont donné à Camaret sa fortune et sa fierté.
Mais avant de disparaître, l'épave a livré tous ses secrets aux charpentiers qui se sont lancés dans sa reconstruction. Un ambitieux projet pour la petite ville du bout de la Presqu'île.
Mais avait-elle d'autre choix que celui de rendre cet hommage à ces dundees de légende ?
Caractéristiques de"La Belle Etoile"
Longueur de coque : 18mètres; hors-tout : 26,25mètres; largeur : 5,70 mètres; tirant d'eau : 3 mètres; surface de voilure : 250m2; jauge brute : 33 tonneaux; budget : trois MF.