
L'enclos paroissial est formé d'une enceinte, espace sacré où les fidèles pénètrent par une porte triomphale. Il comporte trois édifices : l'église elle-même, entourée de son cimetière; un calvaire, un ossuaire.
Le calvaire, groupe autour du Christ en croix, accompagné de la Vierge et de saint Jean, des épisodes de la Passion. Le socle de la croix est enrichi par un nombre plus ou moins grand de scènes de la vie du Christ ou de la Vierge et peut prendre des dimensions monumentales.
Le territoire de l'enclos et donc du cimetière étant limité, les reliques des défunts sont régulièrement prélevées des tombes, afin de gagner de la place. Les ossements sont alors placés dans l'ossuaire, édifice destiné à cet effet. Percé de baies, l'ossuaire, dit aussi reliquaire, se présente sous deux formes : un bâtiment autonome, adossé ou non au mur d'enceinte du cimetière, ou un bâtiment d'attache construit contre l’église. Certains ossuaires isolés faisaient aussi office de chapelle funéraire.
L'ossuaire de Pleyben (Finistère) est un des plus remarquables (1550) et, aussi, celui dont l'architecture est la plus raffinée.
L'ossuaire (XVIIe) de La Roche-Maurice (Finistère) est un des plus importants de Bretagne. A voir aussi l'ossuaire de Plouzélambre (Côtes d'Armor).
Les calvaires s’unissent
Un itinéraire touristique concernant les sept calvaires devrait voir le jour.