
Il est certainement l’un des monuments les plus visités du pays d’Iroise. «Le Bossu» ou «An Tort», c’est ainsi qu’on le surnommait jadis à cause de ses deux bosses.
Les deux saillies en forme de bosse du menhir de Kerloas, d'une trentaine de centimètres, étaient jadis l'objet d'un rite de fécondité. Les nouveaux mariés venaient nus se frotter le ventre contre les bosses du menhir, la femme d'un côté, le mari de l'autre.
L'homme était certain d'avoir une descendance mâle, la femme de gouverner son époux à sa guise.
En 1911, Guénin rapporte également que le mégalithe était réputé avoir un pouvoir de guérison et que des malades venaient secrètement se frotter aux bosses du menhir dans l'espoir d'être guéris. Ce même auteur nous apprend aussi que c'est une « bonne femme » qui l'apporta dans son tablier... D'autres personnes l'attribuent à Gargantua qui le mit en place ainsi que tous les blocs de granit qui parsèment les champs de Plouarzel, pour se venger des habitants de la paroisse car ils ne lui avaient donné à manger que de la bouillie.
Et les principaux morceaux qui gisaient à son pied furent utilisés, l'un pour fabriquer une auge, l'autre comme pierre d'entrée de champ.
Un point de repère remarquable
Ce menhir gigantesque est situé sur la commune de Plouarzel, en Finistère.