
La tour carrée du phare de la Vieille -Ar Groac’h en breton-, s’élève entre la Pointe du Raz et l’île de Sein. Il signale un passage extrêmement dangereux qui se prolonge par la chaussée d’Ar-Men.
C'est une véritable nécropole de navires, justement appelée Ar Véret : le cimetière. Les courants de marée peuvent y atteindre jusqu'à quinze n?uds, et au début du XIXe siècle, en une seule année, 23 bateaux sont partis par le fond.
En 1925, les gardiens du phare sont deux Corses, Mandoloni et Terraci, mutilés de la Grande Guerre, affectés à La Vieille sur des "emplois réservés". Blessés notamment au poumon, on imagine le martyre souffert par les deux hommes pour monter et descendre les 120 marches de l'escalier ou pour effectuer les acrobaties nécessaires lors des relèves. Leurs protestations restent vaines.
Le phare est finalement automatisé le 14 novembre 1995. Télécontrôlé depuis l'île de Sein, il ne peut pas se visiter.
Plus d’informations