Miramar. Le paquebot thalasso

D'importants aménagements vont être réalisés au sein de l'hôtel de thalassothérapie Miramar Crouesty, dont les actionnaires viennent de changer.

Le Miramar Crouesty est lancé dans une véritable course à l'armement. Dès la fin 2007, 2 M? vont déjà être consacrés à la rénovation de son parcours aquatique. Ensuite sera modernisé le périmètre thalassothérapie en tant que tel, qui s'étend actuellement sur 12.000 m² et six niveaux. Le restaurant et les cuisines vont également être repensés, tout comme l'hôtel et ses 120 chambres. De douze suites, il devrait passer à une vingtaine, dont une présidentielle d'au moins 170 m². « L'un des objectifs est de passer la barre des 265 ? de revenu moyen (*) par chambre », explique Patrick Adam, directeur général. Un taux d'occupation de 65-68 % est visé, contre 55 % actuellement. Le maximum de la capacité d'accueil étant de 210 clients : davantage que le nombre de salariés à l'année. La bonne santé du Miramar est primordiale pour les 200 familles de la région qui lui sont liées. « Personne ne doit être exclu car tout le monde est important, remarque Patrick Adam. En 1996, à travers le passage du temps de travail de 41 à 39 heures puis à 37, nous avions réussi à sauver entre douze et quinze emplois pour l'hôtel et cinq à six postes en thalassothérapie. »

Nouveau propriétaire

Entre temps, la maison a changé de propriétaire. Son nouvel actionnaire majoritaire est officiellement depuis juin Hoche Financement. Fin 2006, ce fond d'investissement a racheté au groupe Compi France les hôtels Royal Monceau, Vernet (Paris), L'Elysée Palace (Nice) et le Miramar Crouesty. Et injecté 86 M? dans les turbines de ces fleurons de l'hôtellerie française. Depuis 1997, le Miramar Crouesty était en plan de continuation. Inauguré en 1990, le quatre étoiles ne s'est jamais réellement remis de la première guerre du golfe en 1991.« Il y avait une crise de confiance avec les banques, explique Patrick Adam, des prêts extrêmement élevés qui nous ont mis en difficulté. Nous avions aussi du mal à être identifiés : nous communiquions sur Port-Crouesty alors que nous sommes géographiquement à Arzon et historiquement liés à Port-Navalo. » Fidèle en cela aux voeux de la figure politique locale Raymond Marcellin, le Miramar Crouesty a toujours constitué une formidable pompe à taxe professionnelle : 20 % des fonds collectés à Arzon à ce titre émanent du complexe hôtelier. Sans parler des dizaines d'entreprises sous-traitantes ou des commerces que la structure fait palpiter par ricochets, du loueur de bateau aux boutiques sur le port. « Certains se calent d'ailleurs sur nos périodes de fermeture » , signale Patrick Adam.
(*) Actuellement d'un peu plus de 200 ?.


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