
Grand comme la Bretagne et la Normandie réunies, bordé par l'océan Pacifique d'un côté et la mer des Caraïbes de l'autre, le Costa Rica est une destination de plus en plus prisée des surfeurs et des amoureux de nature attirés par la « pura vida » de ce petit paradis.
Aussitôt débarqués sur la péninsule de Nicoya après une traversée en ferry à partir de Puntarenas, et c'est l'immersion totale : le trajet en 4X4 sur de la piste permet d'admirer une végétation luxuriante, des baies entièrement vierges et de vastes prairies où paissent tranquillement des troupeaux de zébus. Première étape à Montezuma, village jeune et branché, et premier bain dans les eaux du Pacifique avant de goûter au plaisir de l'eau douce des cascades et de poursuivre le périple vers Malpaïs et Santa Théresa.
E quelques encablures seulement, la réserve de Cabo Blanco, la plus ancienne du Costa Rica puisqu'elle a été fondée par un Suédois en 1963, offre les premiers contacts avec la vie sauvage : un tamanoir surpris au détour d'un chemin rocailleux, des papillons, des singes. Après plus deux heures de marche, le bain en compagnie des pélicans est salvateur. Un peu plus au nord, Junquillal, où a lieu tous les ans, début février, le Festival de la tortuga, permet de mesurer l'investissement de toute une communauté dans la protection des tortues marines. Avant de descendre vers le sud Pacifique, une étape s'impose au pied du Mont Arenal, un volcan resté inactif pendant 3.000 ans et qui s'est brusquement réveillé un matin de juillet 1968. Pour y parvenir, il faut longer le lac Arenal, une véritable petite mer intérieure qui donne aux collines verdoyantes un petit air suisse, et pousser jusqu'à La Fortuna de San Carlos. Le défilé des touristes n'empêche pas des contacts chaleureux avec les habitants, soucieux de notre bien-être. L'attrait de la grande bleue est la plus forte. Playa Hermosa près de Jaco, et Playa Dominical où un bar-restaurant exhibe les « boards » cassées qui témoignent de la violence des vagues, sont des spots très fréquentés mais constituent néanmoins d'agréables escales avant la Péninsule d'Osa, au sud. Une région sauvage dont Puerto Jiménez, aux allures de Far West, est la ville principale et le départ de nombreuses excursions pour le Parque nacionale Corcovado d'une superficie de 40.000 ha. Quelques jours de farniente sont mis à profit pour apprécier des plages de rêve comme Playa Preciosa où des couples de perroquets se perchent dans les amandiers.
La côte Caraïbe, ultime objectif du voyage, est à douze heures de trajet, par une route sinueuse culminant à 2.000 mètres, mais le dépaysement est à ce prix. La population est plus métissée qu'ailleurs avec une forte proportion de Jamaïcains. La douceur de vivre, la cuisine subtilement épicée rappellent celle des Antilles, toutes proches. E Cahuita, la Playa Blanca qui fait partie du parc national est une invitation au surf, à la plongée libre et à l'observation de la vie sauvage. Pas besoin de pousser très loin, pour rencontrer les singes peu farouches. Par contre mieux vaut l'oeil exercé d'un guide pour repérer le paresseux brun à trois doigts à la cime d'un arbre. En se rapprochant du Panama, Puerto Viejo, ses « sodas », ses « cabinas », et ses petites maisons créoles possède certainement les plus belles plages du pays et s'est forgé une réputation auprès des surfeurs avec la Salsa Brava, une vague explosive qui se forme sur le récif, de décembre à avril. Le sable, blanc, l'eau transparente et les cocotiers s'étirent jusqu'à la frontière, de Punta Uva à Manzanillo.
Population. 4 millions d’habitants dont 93% de blancs d’origine hispanique, métissés pour la plupart, 3% de noirs, 3% d’Asiatiques et
0,3% d’Indiens.
Gouvernement. Cette démocratie modèle, un des seuls pays sans armée puisqu’elle a été supprimée en 1949, est actuellement présidée
par Oscar Arias Sanchez, prix Nobel de la paix en 1987 pour avoir ramené la stabilité dans la région et s’être opposé au soutien des États-Unis
aux Contras dans la guerre civile au Nicaragua.
Climat. Le Costa Rica ne connaît que deux saisons : la saison sèche, la plus agréable, de décembre à avril, et la saison humide ; mais au fur et
à mesure qu’on va vers la côte Caraïbe, la saison sèche est de moins en moins marquée et les zones de forêts tropicales génèrent leurs propres
précipitations.
Santé. Aucun vaccin n’est exigé. Il est cependant préférable d’être à jour de ses vaccinations contre le tétanos et la diphtérie et de se faire
vacciner contre les hépatites A et B.
Y aller. Pas de vol direct à partir de la France. La compagnie Iberia propose des vols à partir de Madrid. On peut aussi prendre un vol jusqu’aux
États-Unis et effectuer la seconde partie du trajet à bord des appareils des compagnies centraméricaines.
Se déplacer. Il est possible d’aller un peu partout en autocar, principal moyen de transport des Ticos, ou de louer un véhicule.
Langue. La langue officielle est l’espagnol mais beaucoup de Costaricains parlent anglais.
Monnaie. L’unité monétaire est le colon, même si on peut payer en dollar.
Formalité. Pas besoin de visa pour entrer au Costa Rica. Un passeport valide six mois après la date du retour et un billet retour ou à destination
d’un autre pays suffisent.