
Elles forment l'une des plus belles baies du monde.
Depuis Trois-Rivières, en Basse Terre, il est très facile de rejoindre le petit archipel des Saintes grâce aux bateaux qui assurent la liaison plusieurs fois par jour. C'est l'authentique et peu connue Terre-de-Bas que l'on découvre en premier. Une île magnifiquement sauvage qui sent le bois d'Inde et où les habitants vivent de la pêche. De nombreuses randonnées entraînent le visiteur du village de Petite-Anse - avec ses maisons en pierre construites par des Bretons - à la belle plage de Grande-Anse.
Accueillis par un Morlaisien
Le bateau nous entraîne ensuite au coeur de la baie jusqu'à Terre-du-Haut. Cette rade est classée parmi les plus belles du monde et personne ne le contestera en approchant du Pain de Sucre. Quand on arrive sur le débarcadère, l'enchantement continue en découvrant les maisons multicolores et la petite place au charme suranné. Une rue principale vous ouvre toutes les beautés saintoises. L'idéal est de faire le tour de l'île à pied, car même si les sentiers sont un peu escarpés sous le soleil, les nombreux points de vue méritent l'effort. Toutes les plages appellent au farniente, mais les plus courageux en profiteront pour faire de la plongée ou de la voile. Après s'être ressourcé dans une eau transparente à 29°, on grimpe jusqu'au Fort Napoléon, magnifique vestige d'une histoire tumultueuse racontée dans ce musée. Victime de son image de petit paradis, l'île est très fréquentée mais se bat pour préserver son environnement. Le responsable de l'Office de tourisme de Terre-de-Haut, Jacky Cauet, un Morlaisien arrivé ici par hasard il y a quarante ans, y veille. « Entre les descendants et les visiteurs, on se croirait un peu en Bretagne avec quelques degrés de plus ! » conclut-il en riant.