
Un peu d’argent à dépenser et une énorme envie de se dépayser le temps d’un week-end ? A quelques heures de vol, Lisbonne et sa région offrent mille possibilités de s’évader...
Un peu sur les rotules à l'arrivée, peut-être qu'entamer le séjour par un grand bol d'air serait l'idéal. Pas d'hésitation, direction la côte d'Estoril, réputée pour son Grand Prix de F1 et son International de tennis. Ses immenses plages se prêtent aussi aux courses de bateaux et offrent un terrain privilégié aux accros des sports de glisse. Ainsi retrouve-t-on à Guincho, Praia Grande et autre Ribeira d'Ilhas une nuée de surfeurs attendant la vague idéale.
Les aficionados de terre ferme peuvent aussi s'y essayer au char à voile. Et pour le bol d'air stricto sensu, parapente ou deltaplane se pratiquent depuis les falaises bordant les plages. Enfin, pour une immersion totale, une découverte des fonds marins est aussi possible. Plus au sud de la capitale, de grandes étendues de sable fin telle Praia de Nova Vaga mettent également leurs atouts au service des sportifs (canoë, aviron, ski nautique...). Enfin, si la montagne vous tente, sachez qu'au nord de Lisbonne, elle côtoie forêts, rivières et lagunes pour d'autres sensations (VTT, sports de rivière...). Les amateurs d'obscurité pourront même s'initier à la spéléologie dans les grottes d'Almonda et de Lapas.
Après ce grand bol d'air, retour à Lisbonne. La capitale, bordée par le Tage, a joué un rôle important aux XVe et XVIe siècles en devenant le point de départ des Grandes découvertes, ainsi qu'un grand port commercial. La ville fut quasiment détruite en 1755 par un tremblement de terre, au cours duquel le quartier de Baixa Pombalina fut le plus touché. Il est devenu caractéristique pour le tracé de ses rues droites et parallèles portant le nom de leurs commerçants et artisans. Tout proche, le Chiado, plus intellectuel, associé aux cercles littéraires et mouvements culturels. Alfama, Castelo et Mouraria, d'origine médiévale, valent aussi le détour, avec leurs étroites ruelles bordées de petites maisons, dégageant une ambiance très familiale.
Enfin, pas question de visiter Lisbonne sans aller à Belém, ne serait-ce que pour découvrir la tour, qui surplombe le Tage, et l'immense et magnifique monastère des Jeronimites, moines qui eurent l'excellente idée, pour subvenir à leurs besoins, de se lancer dans la pâtisserie. Ils donnèrent ainsi naissance au plus traditionnel des gâteaux lisboètes : le pastéis de Belém, une sorte de flan à déguster brûlant accompagné de cannelle et de sucre.
Un délice que l'on peut goûter dans la pâtisserie la plus célèbre de Lisbonne, « Les pastéis de Belém », tout près du monastère. Cet immense réfectoire aux murs couverts d'azulejos (petits carreaux de faïence typiques, que l'on retrouve partout au Portugal), mérite à lui seul le détour. De quoi se mettre en appétit.
Un appétit rassasié sans souci à Lisbonne, où la gastronomie est reine pour des prix très corrects. La carte est variée et offre la possibilité de goûter, bien entendu, à la morue (qui se préparerait de 365 manières, de quoi changer tous les jours !) et autres fruits de mer divinement cuisinés. Après un bon repas, une soirée fado s'impose : on peut en écouter dans une multitude d'endroits à travers la ville...
S'il vous reste un peu de temps : un crochet par Sintra et son château à la Walt Disney est sympathique, le village médiéval d'Obidos également.