
Pour tout fan de rock, reggae, punk ou electro, un « trip » à Londres, indétrônable Mecque européenne des musiques pop, s'impose forcément un jour ou l'autre. Voici quelques conseils pour rentabiliser au maximum un « musical tour » forcément décoiffant.
« London calling », hurlaient les Clash en 1979. Comment résister à un tel appel ? Depuis des décennies, du monde entier, des cohortes de jeunes et de fondus de musique se rendent en pèlerinage sur les lieux qui ont vu naître les carrières et les styles musicaux les plus marquants de la galaxie rock. Par où commencer ? Peut-être par Denmark Street, petite artère située près de la sortie de métro d'Oxford Street et berceau de l'industrie du rock britannique. Magasins de musiques, petits clubs de blues... Les Stones y firent leurs premières armes. Un peu plus loin, célèbre pour ses nuits chaudes, voici Soho, place forte du jazz londonien, où se concentre aussi une grande partie des discothèques les plus branchées de la capitale britannique. Egalement un paradis de poche pour ceux qui recherchent les petites boutiques spécialisées en reggae, funk ou hip-hop.
Cap au nord-ouest pour une nouvelle bouffée de nostalgie devant le célébrissime passage pour piétons d'Abbey Road, immortalisé sur l'album du même nom des Beatles. Comme des milliers d'autres, tous les ans, vous ne résisterez pas à la tentation de vous faire photographier en le traversant. Gare aux voitures, même si les automobilistes, prévenus, ont tendance à ralentir en arrivant dans le secteur ! E deux mètres de là, voici les studios du même nom (entrée, hélas, interdite aux curieux), lieu mythique où les Fab Four enregistrèrent toutes leurs oeuvres, imités par des centaines d'autres artistes, dont Pink Floyd et David Bowie. Encore un peu plus à l'ouest, les fans de reggae feront un détour par Notting Hill, ex-quartier rasta, pris d'assaut depuis une quinzaine d'années par les bobos ultra-friqués. All Saints Road abrite les studios de Bob Marley. Fascinés par les grandes heures du punk ? Dirigez-vous vers Chelsea, au sud-ouest. Hélas, l'endroit a changé et les porteurs d'épingles à nourrice n'y courent plus les rues.
Fringues, disques, affiches et autres accessoires ? Après ou pendant les visites, ménagez-vous quelques heures de shopping. E Camden Town, tout au nord, se déroule chaque dimanche le marché aux puces le plus déjanté de Londres. Vous y trouverez de tout, parfois au-delà du concevable. Les derniers vrais punks de la capitale y ont élu domicile. Attention : ils se laissent photographier, mais il faut payer... Plus chic mais plus sage, Portobello Road (quartier de Notting Hill) et son fameux marché feront le bonheur des « fashion victims » et des inconditionnels du vinyle. Dernier lieu incontournable pour les amoureux de la fripe « so british » : la mythique Carnaby Street, à deux pas de Piccadilly Circus. Mary Quant y créa la mini-jupe dans les 60's. Les boutiques plus ou moins huppées y sont toujours légion.
Qui dit rock, dit bien sûr concerts. Chaque soir, des dizaines de groupes se produisent dans les clubs de la ville, dans l'espoir de devenir la révélation de l'année (la presse musicale d'outre-Manche en distingue environ une par mois...). Pour aller les découvrir, consultez l'hebdo culturel londonien Time Out. Qui dit rock, dit aussi (en tout cas, à Londres...) comédies musicales ! Celle qui met en scène la vie du chanteur de Queen Freddie Mercury triomphe depuis des années au Dominion Theatre, à la sortie du métro de Tottenham Court. Son titre ? « We will rock you », forcément.