
New York, la ville qui ne dort jamais, n'usurpe pas sa réputation. De jour, comme de nuit, les occasions de croquer dans la grosse pomme (*) ne manquent pas. Le plein de bonnes adresses pour sortir, manger, voir et profiter de la « Night life ».
E moins d'avoir pour compagnon de route un mormon neurasthénique et l'Utah eut alors, sans doute, été une destination plus adaptée, on ne s'ennuie pas dans la ville de Sinatra. Envie de se bouger ? On peut commencer par se dégourdir les jambes à Central park, lieu ressource pour le New-Yorkais qui s'y promène, joue au frisbee, fait de la musique, danse... Un petit footing (non, pas républicain) et puis direction The Madison Square Garden (4 Pennsylvania Plaza, sur la 7 e avenue) pour assister à un match des Knicks chers à Spike Lee. Enfin, si on y arrive : le prix des places est tout sauf bon marché et il est nécessaire de réserver longtemps à l'avance. Mais l'endroit est mythique et mérite la tentative. E voir aussi, en semaine : Washington square, squatté par les étudiants qui y jouent de la musique ou répètent une pièce de théâtre.
Plutôt shopping ? Ea tombe bien, New York a été autorisé par le gouvernement à détaxer, cette année, certains produits. Pour les amateurs de fringues, le quartier de Tribeca ou Century 21 (575, Madison Avenue) : quatre étages des plus grandes marques à des prix défiant toute concurrence. Les gadgets les plus insolites et inutiles (et donc, pour beaucoup, indispensables) se trouvent chez Hammacher Sclemmer (147, 57th street). Se sustenter à Manhattan ne pose pas vraiment de problèmes. E condition, bien sûr, de ne pas y consacrer trop de temps. Du moins, pour le breakfast : le New-Yorkais prend son petit déj' dans la rue. Un bagel ou un donuts qu'on avale sur le chemin, avec un café. E midi, on engloutit toujours express (on ne s'attarde pas à table, les serveurs se chargeront gentiment de vous le faire remarquer) : hot-dogs (dont la traduction française ne semble d'ailleurs pas toujours éloignée de la réalité), tacos, hamburgers et autres galimafrées à faire pâlir d'effroi les diététiciens.
Pas de panique, on peut tout de même se poser, le soir venu. Là, la difficulté est plus de fixer son choix. Toutes les cuisines du monde sont proposées à Manhattan. Pour le fun, on peut s'essayer aux pizzas de « Twins » (1712, 2nd avenue), servies par des jumeaux ou le Popburger (58-60, 9th avenue) où l'on choisit son burger à la commande. Fraunces Tavern Restaurant (54 Pearl Street) serait le plus ancien restaurant de New York, et prétend avoir été la cantine de Georges Washington. Sinatra, lui, avait ses habitudes chez Pasty's (236, 56th street). Repus, on pensera à savourer d'autres nourritures : le Guggenhein Musuem et ses collections modernes (1071, 5th avenue), le Moma (Musuem of modern art) ou les galeries de Soho. Même si l'on n'est pas fan de comédies musicales, Broadway ne se rate pas. Le bon plan : dégoter un ticket pour un spectacle du jour même, mais à moitié prix, en faisant la queue au kiosque TKTS, sur Times Square. New York est une petite bourgade en expansion perpétuelle. Les lieux les plus à la mode ont à peine le temps de flamber qu'ils sont déjà remplacés par d'autres. « New York never stops » confirme un noctambule qui rencarde généreusement sur le quartier le plus « hot » du moment. Chelsea revient en force, un temps distancé par le Meatpacking district. Brooklyn, par sa qualité de vie, attire de plus en plus.
Les endroits les plus en vue sont paradoxalement les mieux cachés et il est très difficile pour le commun des mortels (qui ne joue dans aucun film ou ne s'affiche sur aucun mur) d'y pénétrer. On peut toujours essayer de s'introduire dans le Bungalow 8... si le cerbère à l'entrée consent à desserrer les dents. Les mordus d'électro préféreront le Crobar (530, 28th street) où se produit ce que la ville fait de mieux en matière de DJ's. Les clubs pullulent sur le Meatpacking : d'anciens abattoirs et entrepôts frigorifiques (d'où le nom) reconvertis en boîtes et bars. Un verre à l'ombre d'un Boudha géant au Buddha bar (29 east, 33rd street), ou dans l'espace gigantesque et hollywoodien du Spice Market. Le bar 89 (Mercer street) vaut le détour, ne serait-ce que... pour ses toilettes, aux portes de verre qui deviennent opaques quand on y entre. Enfin, les amateurs de jazz se régaleront au Birdland (315 W 44th St), au Blue Note (131 3rd Street) ou à l'hôtel Carlyle (Madison Avenue) où Woody Allen vient pousser sa clarinette, le lundi.
* L'origine du surnom Big Apple trouve de multiples explications. Certains New-Yorkais faisant référence à la pomme d'Adam des musiciens de jazz qui grossissait à les en étouffer, avant de monter sur scène, en raison du trac. D'autres assurent qu'elle fait allusion aux charmes d'une maison close dans les années 1800, célèbre pour ses « alléchantes pommes ».
Pratique
New York : cinq districts (Manhattan, Brooklyn, Queens, Bronx, Staten Island). 8 millions d’habitants soit 40% de la population de l’État de New York. New York, c’est aussi près de 170 langues parlées et l’une des villes les plus cosmopolites du monde.
Superficie : 1.241 km².
Transports en commun: très utilisés par le New-Yorkais. Notamment les yellow cabs (taxis) et le subway (métro) à 2 dollars le ticket ou 10 dollars pour la carte (le sixième trajet est gratuit).
Monnaie: le dollar US est très avantageux pour les Européens. Un euro = 1,4194 $.
Taxes et pourboires : les prix affichés dans les restaurants ne comprennent pas les pourboires. Il faut rajouter de 15 à 20% de la note hors taxe pour le service… Et il est très mal vu de ne rien laisser.
Décalage horaire : il y a six heures de décalage avec Paris.
Formalités : un billet d’avion aller/retour, un passeport électronique ou à lecture optique émis au plus tard le 25 octobre 2005, sinon le visa devient obligatoire. Le séjour ne doit pas dépasser les 90 jours. Des preuves de solvabilité peuvent être demandées (CB, chèques de voyage).
Vols : Air France avec six vols par jour au départ de Paris en partenariat avec Delta Airlines. Continental : 3 vols. British Airways via Londres Heathrow.
Contacts : office de tourisme WSA 0.899.70.24.70. Pour une demande de visa, s’adresser à l’ambassade des États-Unis à Paris, tél.0.810.26.46.26 ou www.amb-usa.fr
Hébergement: une chambre standard à Manhattan coûte en moyenne 150 dollars la nuit. Une solution : loger dans le New Jersey, de l’autre côté de l’Hudson, les hôtels y sont moins chers et il est facile de rejoindre Manhattan avec les transports en commun. L’Union des Français de l’étranger ( www.ufe.asso.fr) peut délivrer quelques tuyaux sur des adresses d’hôtels moins chers.