Sardaigne, la grande île couleur nature

Des eaux couleur lagon, une côte majestueuse, une nature préservée. La Sardaigne ravira les amateurs de grands espaces, qui trouveront sur cette grande île, d’avril à octobre, les conditions idéales pour randonner, profiter de la plage ou se reposer à l’ombre des oliviers.

Ici la nature a bien fait les choses. Sur les quelque 1.800 km de côte que compte la Sardaigne, elle a déposé au détour des caps, dans les criques et au fond des baies de magnifiques colliers de sable blanc. Plages qui n'ont rien à envier à celles qui bordent les lagons polynésiens. En Sardaigne la nature est reine. Il suffit de s'enfoncer de quelques kilomètres à l'intérieur des terres et elle reprend pleinement ses droits : sur les flancs des collines, chênes liège, oliviers et arbustes épineux du maquis se succèdent à perte de vue.

Costa Smeralda : le Saint-Trop sarde

Autre visage de l'île, sur la Costa Smeralda au nord-est. Le royaume du luxe, de la jet-set européenne, des énormes villas et des yachts qui vont avec. Un paradis pour milliardaires qu'Aga Khan, le célèbre prince ismaélite, avait conquis avant tout le monde, au tout début des années soixante. Fort heureusement la Costa Smeralda ne se résume pas à cette vie fastueuse. A ne pas louper, par exemple, l'archipel aux eaux cristallines des sept îles de la Maddalena, à une demi-heure de bateau de la côte. Un havre de paix classé parc national.

Alghero : au carrefour des cultures

Cap à l'ouest en direction d'Alghero, une ville qui mérite vraiment le détour. Façonnée par les Génois puis par les Catalans, cette cité sarde a conservé son âme espagnole. Les pieds dans l'eau et ceinte d'une impressionnante muraille, Alghero renferme en son c?ur une multitude de petites rues pittoresques, de places oubliées, de magasins et de restaurants typiques. Assurément une des plus belles villes de Sardaigne. Alghero est aussi réputée pour ses vins dont le célèbre Bombarde qui, apparemment, n'a rien à voir avec l'instrument de musique du même nom. A ne pas louper, à 20 km au nord ouest de la ville, le très impressionnant Cappo Caccia, un énorme promontoire blanc qui se jette, abrupt, dans les eaux turquoise de la Méditerranée. Un peu plus au sud, la visite du Nuraghe de Santu Antine s'impose. Le nuraghe est à la Sardaigne ce que le menhir est à la Bretagne. Il s'agit d'une forte construction conique formée de mégalithes, que l'on voit aussi en Corse. On en trouve des centaines. Construits vers 1.500 avant J.-C., leur fonction précise reste encore un mystère. Les férus d'archéologie poursuivront vers Pula, où se trouve le site de Nora, considéré comme la première organisation urbaine de l'île (VII e siècle avant J.-C.). Même si certains guides - à tort - n'en disent pas grand bien, une visite de Cagliari s'impose. Des arches animées et ombragées des vieux magasins, au Castello qui domine la vieille ville, chacun y trouvera l'ambiance qu'il recherche.

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Pratique

Pratique

La Sardaigne est, après la Sicile, la deuxième plus grande île de la Méditerranée, avec une superficie de 24.090 km² et une population de 1.650.000 habitants. Elle a le statut de région autonome depuis 1948. La Sardaigne est baignée de soleil. On y compte plus de 300 jours d’ensoleillement par an. Les pluies se concentrent surtout en automne et en hiver. Les meilleures périodes pour y voyager : le printemps et l’automne, ainsi que le mois de juillet, où la fréquentation touristique, moindre qu’en août, reste très soutenable.

  • S’y rendre. En avion. De nombreux avions au départ des principaux aéroports de France desservent la Sardaigne (Cagliari, Olbia Costa Smeralda et Fertilia d’Alghero). En haute saison, de nombreux charters assurent ces lignes en direct.
    En bateau. La Sardaigne est bien desservie, par ferries, depuis la France au départ de Marseille et Toulon. Les bateaux accostent dans le nord-ouest de l’Ile à Porto Torres. Possibilité également d’embarquer en Corse, à Propriano et Bonifacio. De très nombreux bateaux, également, au départ des ports italiens de Piombino et Livourne. Possibilité pour les camping-caristes d’embarquer à moindre coût, en open deck (pont ouvert) et de dormir dans l’habitacle. Compter une nuit de traversée.
  • Se déplacer. Routes pittoresques et très sinueuses où il n’est pas rare de laisser la priorité aux troupeaux de chèvres. Bon réseau de cars qui desservent la plupart des villes et localités (possibilité de souscrire un abonnement touristique en haute saison). Quant aux trains, ils font plutôt figure d’attraction touristique que de réel moyen de transport, et les amateurs de tortillards prendront le Trenino Verde, un vieux train à vapeur qui serpente à travers la montagne.
  • Se loger. Hôtels : nombreux, du basique au luxueux. Bien souvent, en haute saison, sur la côte, la pension ou la demi-pension est obligatoire pour obtenir une chambre. Agriturismo, l’équivalent de nos gîtes à la ferme : une des meilleures formules pour découvrir l’île et ses habitants. On peut y passer une ou plusieurs nuits, et goûter aux nombreux produits régionaux (fromages, charcuterie...) servis sur les tables d’hôtes. Campings : assez nombreux et assez chers (30 ¤ en moyenne par nuit et par famille). Prestations assez rudimentaires. Il n’est pas rare de payer un supplément pour accéder à la piscine.
  • Sports et loisirs. Plongée : les eaux translucides de l’île raviront les plongeurs; nombreux centres de plongée le long du littoral. Voile : vents changeants et puissants, côte découpée... des conditions idéales pour les amateurs de voile et les véliplanchistes. Randonnée : des centaines de kilomètres de chemin balisés... ou non, bien souvent : l’activité randonnée n’est pas aussi développée qu’en France.

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